RAPIDITÉ donnée au PROCÉDÉ TAUPENOT : (Galloway-Cowan
§ 1. 11 est important que la glace soit couverte d’un collodion trèsadhérent après dessiccation; pour lui donner cette qualité, on le mo-
difie de la manière suivante :
Collodion 100 gr.
on ajoute :
Carbonate de soude (209 ter) Igr.lO
parfaitement desséché sur la lampe à alcool (868). On agite le collodion, on filtre, puis on ajoute une égale quantité de vieux collodion non modifié.
§ 2. La sensibilisation se fait dans un bain d'argent négatif ordinaire très-peu acide.
On plonge ensuite la glace dans une cuvette d’eau distillée où on l'agite jusqu’à ce que toute apparence graisseuse ait disparu. On lave alors à l’eau ordinaire, on laisse égoutter et l’on recouvre avec la so-
lution suivante :
Albumine (46) 250 gr.
Eau distillée 125
lodure d’ammonium (836) 1
Bromure d’ammonium (183 quater) 0.50
Chlorure d’ammonium (261) , 0.75
Ammoniaque liquide (91) 4c.c.
On laisse ce liquide séjourner sur la couche pendant 30", et on met la glace à sécher. La dessiaation étant presque finie, on l’achève devant le feu, après quoi on peut conserver les glaces pendant plusieurs mois.
§ 3. Avant de s’en servir, on plonge les glaces dans un bain de :
Nitrate d’argent (983) 8 gr.
Acide acétique cristallisable (19) 5 c.c.
Eau distillée 100 gr.
RENFORCEMENT DES NÉGATIFS SUR 'COLLODION
La glace y séjourne 30" environ; on l'enlève et on la lave comme § 2 ci-dessus.
§ 4. Si l’on doit conserver la glace pendant longtemps^ on recouvre sa surface avec :
Acétate de soude (14) Igr.lO
Eau 100
On promène quelque temps ce liquide sur la glace^ on lave et on la recouvre enfin de :
Acide gallique (721) 08^.25
Eau 100
et on laisse sécher spontanément.
§ 5. On développe en couvrant la glace d’une certaine quantité d’eau chaude^ puis de la solution suivante, également chauffée :
Acide pyrogallique (1239) 08^.65
Acide acétique cristallisahle (19) 5 c.c.
Eau distillée 100 gr.
Au bout de 2', on remplace ce liquide par une quantité du même, à laquelle on ajoute quelques gouttes d’une solution d’argent (983). Quand ce révélateur se colore, on lave la glace à l’eau chaude et on procède comme ci-dessus, jusqu’à ce que tous les détails soient sortis.
A partir de ce moment, on emploie les liquides révélateurs et l’eau froids.
§ 6. Si les détails n’ont pas assez d’intensité, on étend le réyélateur avec la même quantité d’eau, et on ajoute plus d’argent. Si, au contraire, les détails manquent, on emploie un peu plus d’acide pyrogallique et seulement une petite quantité de nitrate d’argent.
On fixe à l’hyposulfite de soude (795) et on lave abondamment.
40. — RENFORCEMENT DES NÉGATIFS sur Collodion : (Jourdain, 1861). {Phot.)
§ 1. Après avoir employé tous les moyens ordinaires pour faire apparaître l’image négative (492 à 496 — 1272 — 1273 — 1275), si l’on veut avoir un négatif à tons bien tranchés, comme pour une reproduction de gravure, où il faut du blanc et du noir absolu, on verse alternativement à la surface une dissolution de sulfure de potassium (1378) et une de protosulfate de fer (1230).
§ 2. En lavant abondamment à grande eau entre chaque opération, on obtient des négatifs avec des noirs tellement opaques, que la lumière du soleil ne les traverse pas, et qu’on obtient une épreuve positive tellement nette, qu’elle semble tracée par l’encre d'imprimerie.
41. — RENFORCEMENT DES NÉGATIFS sur Collodion développés au fer. (Phot.)
§ 1 . Les négatifs sur collodion développés au protosulfate de fer seul, manquent presque toujours d’intensité pour donner de bonnes
RENFORCEMENT DES NÉGATIFS SUR COLLODION
épreuves positives. Il est nécessaire de recourir à des renforcements pour les rendre assez intenses (1272 — 1273 — 1275).
§ 2. Le collodion négatif doit être sensibilisé avec :
Nitrate d’argent neutre (983) 9 gr.
Eau 100
La durée de la pose sera moitié plus longue que pour obtenir un
positif direct (590 à 606).
§ 3. On développe avec :
Protosulfate de fer (1366) lgr.75
Eau 100
et l’on y ajoute^ au moment d’opérer :
Acide acétique cristallisable (19) 5gr.25
Le développem^ent est poussé jusqu’à ce que les détails soient trèsnets^ mais sans voiler les ombres. On fixe au cyanure de potassium faible (456) et on lave avec soin.
§ 4. Dans cet état^ l’épreuve est trop transparente pour servir au tirage des positifs sur papier. Afin de lui donner l’intensité nécessaire.
on étend sur la couche :
Iode (828) Ogr.50
lodure de potassium (848) 0 . 50
Eau 100
On peut la recouvrir avant que Taction commence ; mais il faut éviter de la pousser trop loin, le négatif serait altéré.
§ 5. Quand l’épreuve fixée a été bien lavée, on verse à sa surface, encore humide, la solution § 4, et on l’y laisse jusqu’à ce que les parties les plus faibles commencent à prendre une teinte plus blanche. On rejette la solution et on lave. Lorsque l’iode est parfaitement enlevé, on verse à plusieurs reprises sur la glace, la solution ordinaire d’acide pyrogallique (1239), et on expose ensuite à une forte lumière pendant quelques minutes. Les blancs de l’épreuve se colorent légèrement. Rentrant alors au cabinet obscur (197), on développe de nouveau avec la solution pyrogallique à laquelle on ajoute quelques gouttes de solution de nitrate d’argent à 1 O/q. Sous faction de cet agent, fimage monte rapidement, et en renouvelant la solution d’argent et d’acide pyrogallique, on amène l’épreuve au point voulu.
Le négatif ainsi terminé présente, du côté du verre, l’aspect d’une bonne positive.
§ 6. Ce renforcement peut s’employer de suite après le fixage ou plus tard. Si la couche a été préalablement séchée, elle a de la tendance à se détacher sur les bords. Mais si elle ne l’a pas été, elle peut supporter les lavages sans danger.
Si l’on ne veut conserver les glaces humides que pendant 24 heures, il suffira de verser à leur surface une solution de glycérine (735) dans l’eau (21, III).