SAFRAN. [Chim.). V. il, III
§ 1 . La' matière qui contient la couleur jaune du safran est composée de stygmates de la fleur du Crocus sativus.
C’est une couleur peu solide- à la lumière, d’un beau jaune, soluble dans l’eau, l’alcool (68) et l’éther (657).
§ 2. L’acide sulfurique la fait, passer au bleu foncé, puis au brun; l’acide nitrique (1002) lui communique une teinte verte qui s’altère peu à peu.
L’odeur du safran est caractéristique, sa saveur est aromatique et piquante, son prix élevé.
44. — STÉRÉOSCOPE POUR GRANDES IMAGES ; (Corbin, 1861). [Stér.) § 1 . Deux principes dominent les considérations sur la netteté de
la vision stéréoscopique dans un appareil lenticulaire. Il faut :
1° Que l'axe optique de chacune des lentilles soit sensiblement placé vis-à-vis du centre de figure de chaque image.
2° QueJ l’écartement des centres et des axes optiques ne soit pas
SULFUREUX (acide).
plus grand que l’écartenient moyen des centres des deux prunelles, qui est de O™. 07 à 0“.08.
§ 2. Ces règles ont forcé à ne pas regarder stéréoscopiquement des images excédant cette grandeur. On est parvenu cependant, en augmentant le foyer des lentilles, par conséquent la distance des images à l’œil, à faire superposer des images un peu plus grandes, mais le grossissement diminue et l’angle optique (96) n’augmente pas.
En employant la disposition ci-après, on obtient la superposition d’épreuves beaucoup plus grandes sans changer le foyer des lentilles et sans apporter le trouble et la fatigue dans la vue de l’observateur.
Fig. 270.
§ 3. Les images AB et NB' ne sont pas placées l’une à côté de l’autre dans le même plan; l’une, AB, est dans le plan de foyer perpendiculaire à la vision de la lentille R. La distance BN = RL = 0,075 = l’écartement moyen des prunelles.
On place alors au point N une glace M N suivant la bisectrice de l’angle AN B’, qui ne doit pas sensiblement s’écarter de l’angle droit. Pour l’œil placé en L, la réflexion de l’image MB’ sur la glace M N, placera l’image virtuelle en N B" dans le plan de A B, et partiellement superposée sur celle-ci d’une quantité telle que la distance B B' sera sensiblement égale à LR.
§ 4. L’image NB' ayant été prise stéréoscopiquement avec celle AB et offrant l’image renversée de l’objet, en regardant par les lentilles R L, on obtient la superposition et, par suite, le relief stéréoscopique.
Chacune des images, indistinctement, peut occuper la place NB’ sans altérer l’effet du relief.
Les applications de ces grandes images sont extrêmement nombreuses.
45. — SULFUREUX (Acide) =.S02. (CMm.). Y. 1341 bis. — Vernis Hauterive, III, § 3.
§ 1 . L’acide sulfureux se forme quand le soufre brûle dans l’oxygène (1033) ou dans l’air. C’est un gaz incolore qui agit vivement sur
TIRAGE DES ÉPREUVES POSITIVES
les organes de la respiration, suffoque et provoque la toux. Sa densité est de 2,247. Ce gaz se liquéfie à — 10° sous la pression ordinaire.
§ 2. Oü le prépare en chauffant dans une petite cornue (403, fig. 80, 81, 82) de verre un mélange de 6 parties de peroxyde de manganèse pulvérisé (1131) et 1 partie de fleur de soufre (1341 bis).
Le gaz qui se dégage est lavé dans un petit flacon lavôur (689) et dirigé par un tube où il est besoin. Il reste dans la cornue du protoxyde de manganèse.
Le gaz acide sulfureux est indécomposable par la chaleur seule. L’eau en dissout environ 50 fois son volume, l’ébullition le chasse complètement.
§ 3. C’est un acide faible dont les combinaisons sont facilement détruites par les acides plus énergiques, sulfurique (1380), chlorhydrique (254), phosphprique (1146), etc. Il chasse cependant l’acide carbonique (211) des carbonates.
Il décolore les substances organiques, et cette propriété est utilisée pour le blanchiment des étoffes de laine et de soie.
46. — TIRAGE des Epreuves positives sur papier, PAR DÉVELOP- PEMENT : (Blanqüart-Evrard, 1862). {Phot.). V. 37, 111.
47. — TRAITEMENT DES RÉSIDUS DW ET DmENT :(Péligot, 1861). {Chim.)
§ 1 . Les résidus photographiques qui contiennent de l’hyposulfite de soude (795), de l’acide pyrogallique (1239), du cyanure de potassium (456), du sulfate de fer (1366), de l’acide acétique (19), et des sels d’or et d’argent , sont ordinairement traités par le foie de soufre (1125) qui présente des inconvénients. Un moyen plus simple consiste à plonger dans le vase qui les contient une feuille de zinc (1535) qu’on y laisse pendant 24 heures. L’argent et l’or se précipitent à Tétât mé-
tallique,
TRAITEMENT DES RÉSIDUS d"0R ET d’ ARGENT.
§ 2. Pour s’assurer que la précipitation est complète, on fait bouillir avec de l’acide chlorhydrique (254) une petite quantité du liquide clair. Il se produit un dépôt de soufre, qui doit disparaître par l’addition de quelques gouttes d’acide azotique (1002). L’argent C£ui resterait dans cette liqueur se précipiterait sous forme de chlorure d’argent (262).
§ 3. On met la poudre noire d’argent (112) et d’or (1025) en contact avec un peu d’acide sulfurique (1380) étendu d’eau et on la lave sur un filtre; on y joint celle qui provient d’un brossage, sous l’eau, de la feuille de zinc , sur laquelle une partie des métaux s’est déposée sans adhérence, et cette feuille sert à de nouvelles précipitations.
§ 4. On brûle ce filtre, et les métaux mélangés avec un peu de sel de soude (1328) et de borax (182), sont amenés à former un culot par la fusion dans un creuset en terre (431, fig. 84).
Ce culot, traité par l’acide azotique (1002), donne de l’azotate d’argent (983), et l’or reste à l’état pulvérulent pour être repris, si l’on veut, par l’eau régale (531) et forme du chlorure d’or employé aux virages (1504 — 1505— 1511 — 1512— 1513 — 1514 — 1515 1516 — 1517).
DE