NUAGES OBTENUS AVEC LES PAYSAGES
en papier fin, faits comme le montre la figure 330, c’est-à-dire percés
circula iremeiit de petits trous d’un diamètre de 1 à 2 et couvrant un espace suffisant pour cacher l’ouverture des diaphragmes employés, soit petits, soit grands.
§ 3. Yoici maintenant comment on se sert de cet appareil : si le champ de l’épreuve à faire présente un ciel qui occupe la partie marquée S dans la figure 331, on coupe la partie percée dans la figure 330, excepté l’endroit correspondant, comme fig. 332, de sorte que la grandeur et la forme du diaphragme sont réglées sur la grandeur et la forme correspondantes du ciel sur la face dépolie.
§ 4. Le diaphragme, fig. 332, est alors placé sur le rebord, fig. 328, et est maintenu en contact par les pointes A,B, C, et le tout est mis en avant de l’ohjectif dans le tu-he, fig. 329, au point X environ, c’est-à-dire à une distance de 0’^.03 à O’^hOO, au plus O'^.IO, de la lentille, mais pas davantage.
§ 5. 11 ne reste plus qu’à calculer le temps de pose qui, naturellement, est un peu plus long que si le diaphragme avait toute son ouverture. Mais tout vient ensemble et d"une meme opération. Les détails de construction, du reste, sont si simples, que chaque opérateur voudra se munir de cet appareil.
OBJECTIFS GLOBÜTAIRES.
354. — OBJECTIFS GLOBULAIRES : (Waldack, 1863). {Opt.). V. 261, 111.
§ 1. L’objectif globulaire (fig. 333) présente une construction toute particulière que nous avons décrite (261, III). Les diaphragmes sont placés au centre, et sont changés de l’extérieur d’une manière trèsingénieuse. Il y en a cinq de dimensions différentes, et telles que, s’il faut i" de pose avec le premier, il faut 2" avec le second, 4" avec le troisième, 8" avec le cruatrièmo et 16" avec le cinquième.
Fig. 333. Fig. 334.
Ces diaphragmes sont coupés dans une roue tournant entre deux disques percés au centre.
Le pivot de cette roue se trouve entre le centre et la circonférence de ces disques, de façon qu’une partie dépasse le tube de la monture, comme on peut le voir dans la figure.
§ 2. En tournant cette roue, les diaphragmes viennent passer successivement dans Touverture percée dans les deux disques entre lesquels la roue est tenue.
Comme on peut le voir dans la figure, la monture de Tobjectif-
OBJECTIFS GLOBULAIÈES.
globe aussi est différente de celle des autres objectifs, la partie de devant étant évasée au lieu d’être cylindrique.
§ 3. L’objectif globulaire est destiné aux vues et aux reproductions. Comme l’objectif simple, il ne s’emploie qu’avec des diaphragmes, et, par conséquent, ne peut, dans l’état actuel de la photographie, servir à reproduire la nature animée. Mais il possède sur l’objectif simple (1011) des avantages considérables, dont les principaux sont : la dimension de l’angle qu’il comprend, sa profondeur de foyer, le champ plat de l’image qu’il donne et l’absence de distorsion de cette image. L’étendue de l’angle que l’ objectif-globe prend, le rend précieux pour reproduire des objets à une distance peu considérable. L’Hôtel-de-Yille de Gand fut pris de la rue avec l’objectif plaque entière, à une distance de 28 mètres, le plus grand degré d’éloignement possible. L’épreuve comprend tout le bâtiment, depuis la rue jusqu’au sommet des cheminées, tandis qu’avec les objectifs simples, à portraits et orthoscopiques, il n’a jamais été possible de le faire, à moins de se mettre à la hauteur du premier étage. Un carré, tracé dans le cercle de lumière de l’objectif-glohe, comprend un angle de 60®. L’angle compris dans le cercle même est de 80®, le double de l’angle donné généralement par les objectifs simples-.
§ 4. La profondeur du foyer du Globe lens surpasse celle de toutes les lentilles qui ont été faites jusqu’à ce jour. Le coin d’un bâtiment, situé à 14 mètres 1/2 de l’Hotel-de-Ville de Gand, se trouve remarquablement bien au foyer, en même temps que le sujet principal. Il en est de même des maisons situées dans la distance.
En employant le Globe lens à copier des cartes- et des gravures, on remarque aussi que le centre et les extrémités se trouvent au foyer en même temps, ce qui le rend inestimable pour ces usages. Il est égal, sous ce rapport, aux objectifs orthoscopiques, dont le champ plat constitue la qualité la plus précieuse.
Mais la qualité que le Globe lens possède à l’exclusion de tous les autres objectifs, c’est celle de donner des images sans distorsion, c’està-dire de reproduire les lignes droites sans les courber dans un sens et dans l’autre. Ceci permet de copier des cartes ou des gravures par section et de la dimension des originaux. L'objectif simple, soumis à une épreuve pareille, reproduit les lignes avec les extrémités courbées à l’intérieur ; l’orthoscopique les reproduit courbées vers l’extérieur ; le triplet donne la distorsion forme de baril, mais à un moindre degré que l’objectif simple.
§ 5. Le seul reproche que les opticiens font à l’objectif-globe est que l’aberration sphérique (2), au lieu d’être corrigée par les courbes données aux lentilles, l’est principalement par l’usage des diaphragmes et qu’il serait impossible de l’employer avec toute l’ouverture. Le même reproche peut être adressé aux lentilles simples pour vues.
L’inventeur du Globe lens a eu en vue la construction d’un objectif devant servir à un usage défini et possédant toutes les qualités, hormis la rapidité, êt un examen minutieux des résultats obtenus