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COAGULATION DE L^ALBÜMINE DU PAPIER POSITIF

Pour les bains d’or et d’hyposulfite, le cylindre peut plonger de quelques millimètres.

§ 7. On tourne alors la manivelle AB, et quand la couture du papier arrive près de la surface du bain, on tourne en sens inverse.

Chaque bain, comme nous l’avons dit plus haut, exige un cylindre particulier.

Pour les lavages, la cuvette G doit être profonde et le cylindre inférieur CN y plonger jusqu’à son centre. Il esturgent aussi de renouveler constamment l’eau tiède que doit renfermer la cuvette, ce qu’on obtient facilement au moyen d’un réservoir supérieur.

52. — BAINS DE VIRAGE des Epreuves positives sur Papier albuminé. {Phot.). V. 63, III — 86, III.

53. — COAGULATION DE L’ALBUMINE du Papier positif : (Cordier, 1861). {Phot.)

§ 1 . Nous avons recommandé (44, § 8) l’emploi d’un bain coagula- ' teur pour albumine, qui contient de l’alcool (68), mais nous avions conservé l’emploi d’une solution de nitrate d’argent (983) simultanée.

§ 2. On peut conserver toute la finesse que donne une couche d’albumine très-égale en coagulant d’abord l’albumine du papier par l’im-

COLLODION NÉGATIF PRÉSERVÉ

mersion de la feuille dans un bain d’alcool très-pur et très-concentré. On sensibilise ensuite avec une solution de nitrate d’argent cristallisé à 5 O/o seulement, qui se conserve très-pure puisqu’elle ne dissout pas d’albumine. Ce papier se garde longtemps sans coloration, surtout au moyen des boîtes conservatrices (179).

54. — COAGULATION DE L^ALBUMINE sur Collodion par l’eau bouillante. [Phot.). V. 55, III.

55. — COLLODION NÉGATIF PRÉSERVÉ à TAlbumine ammoniacale, coagulée par l’eau bouillante : (Country-Parson, 1861). {Phot.)

§ 1. L’avantage de recouvrir le collodion sec par de l’albumine coagulée à l’eau chaude, se reconnaît à des épreuves dont les demiteintes ont toujours une grande netteté.

La glace est d’abord collodionnée à la manière ordinaire avec un bon collodion négatif (314 à 338), et sensibilisée dans un bain légère-

ment acide composé de :

Nitrate d’argent (983) 5 gr.

Eau distillée 100

Le lavage se fait dans une cuvette verticale (451, fîg. 90 à 94), contenant de l’eau de pluie filtrée : lorsque toute apparence graisseuse a disparu, on termine légèrement sous un robinet, puis dans une cuvette horizontale (450, fig. 86 à 89) pleine d’eau, où l’épreuve reste 2'.

§ 2. On fait la solution albumineuse en mélangeant :

Albumine (46) 1 partie.

Eau distillée 2

Ammoniaque liquide (91) 10 gouttes.

On la verse sur la glace comme d’ordinaire ; on la coagule en la plongeant d’un seul coup dans une cuvette d’eau presque bouillante, on la sèche debout sur du buvard, puis on finit la dessiccation devant le feu.

§ 3. L’exposition est la même que pour le collodion albuminé

§ 4. On développe avec :

Acide pyrogallique (1239) 0g’'.25

Acide acétique cristallisable (19) 5

Eau distillée 100

56. — COLLODION NÉGATIF PRÉSERVÉ à la graine de lin : (Miroude fils, 1862). [Phot.)

§ 1 . Ce procédé négatif produit de magnifiques épreuves négatives ; il a sur le collodion albuminé le grand avantage de fournir des noirs très-intenses et de ne pas nécessiter le contournement des ciels.

Dans un verre gradué (1488) de 250 gr., on met de la graine de lin (743) jusqu’à la division 40 : on lave cette graine plusieurs fois par décantation (466), en remuant au moyen â’un agitateur (34). La graine renferme toujours des débris ou des grains trop maires (|^ui

COLLODION NÉGATIF PRÉSERVÉ

surnagent et se trouvent entraînés par l’eau, il reste à la fin 25 divisions environ. Cette graine lavée est mise dans un flacon ordinaire de 300 gr. On lave le verre gradué avec 250 gr. d’eau distillée que l’on verse également dans le flacon, et l’on ajoute 30 à 35 gr. d’acide acétique (19). On laisse en présence au moins 12 heures, mais pas plus de 24 heures, en agitant souvent, afin que l’acide agisse bien sur la graine. On filtre une première fois à la mousseline et une seconde fois au papier. Ce second filtrage est assez long.

§ 2. Le collodion employé est composé d’iodure de cadmium (841), de hrômure de cadmium (185) et de chlorure de cadmium (266) dans les proportions indiquées dans Y Art du Photographe (H. De La Blanchère). Ce collodion marche très-bien, surtout à cause de la présence du chlorure qui permet, en versant le développement continuellement sur le ciel, de n’avoir pas besoin de contourner l’épreuve, ce qui est un grand avantage, surtout pour le paysage.

§ 3. La sensibilisation de la couche a lieu dans un bain d’argent à 8 O/o d’eau dont l’acidité est bien franche, et obtenue au moyen de Tacide acétique (l 9).

Quand la sensibilisation est parfaite, on sort la glace du bain d’argent, et, sans lui donner le temps de s’égoutter, on verse le mucilage de la main droite, tenant la glace de la gauche à l’angle A (fig. 272).

Fig. 272.

On commence à faire courir le mucilage de la ligne B C à la ligne DA, et l’on recueille imuiédiatement dans le verre par l’angle B. On reverse de nouveau sur la ligne C D pour recueillir par l’angle C, quand le mucilage est venu jusqu’à AB. Enfin on verse suivant AB pour recueillir par l’angle D; on laisse alors égoutter et l’on met au châssis de la chambre noire.

§ 4. Ces glaces, pour donner un résultat parfait, ne doivent pas être gardées au-delà de trois heures en hiver et de deux en été. Encore, en cette saison est-on obligé de mettre derrière la glace une flanelle mouillée dans un bain de chlorure de sodium (277), qui permet de garder rimmidité a la surface de la couche sensible. La seule difficulté que l’on rencontre en commençant à se servir de cette méthode.

COLLODION NÉGATIF PRÉSERVÉ

c’est d’enlever très-également le nitrate d’argent (983) libre ; on y arrive en versant le liquide mucilagineux tout-à-faü au bord de la glace, ce qui demande un peu d’habitude.

§ 5. La pose est toujours deux ou trois fois plus longue qu’avec le même collodion humide non préservé, de plus il est préférable d’avoir des clichés qui seraient rouges par transparence et verts par réflexion. Ce sont ceux qui donnent les meilleures épreuves sur papier.

§ 6. On commence par développer, au fer avec la solution sui-

vante :

Eau 100 gr.

Protosulfate de fer (1230). 2.5

Acide acétique (19) 3

Alcool à 360 (68) 10

Quand tous les détails sont apparus, pour enlever toute trace de fer, on lave parfaitement et on renforce à l’acide pyrogallique et au nitrate.

Pour cela, on met dans un verre très-propre, une goutte de la so-

lution suivante :

Alcool à 36» (68).. ^ iOO gr.

Acide pyrogallique (1239) 20

et une goutte de la solution :

Eau 100 gr.

Nitrate d’argent 2.25

Acide citrique (299) 2.50

et l’on ajoute 5 à 6 c.c. d’eau ordinaire, ce qui suffit pour couvrir une glace stéréoscopique.

§ 7. Si l’image est plate par l’excès de pose, on ajoute un peu plus de nitrate que d’acide pyrogallique, pour avoir des effets heurtés.

Quand, au contraire, l’image sous le développement au fer n’a laissé voir que de grandes lumières, on met plus d’acide pyrogallique que de nitrate pour que, la réduction marchant lentement, les détails puissent sortir.

Si l’on doit reproduire des objets offrant de grands contrastes, il faut additionner le bain de fer de quelques gouttes d’acide acétique avant de s'en servir.

§ 8. Quand l’image est parfaitement venue, on la fixe à l’hyposulfite (795) à 25 O/o, on lave bien des deux côtés et on laisse sécher.

Il est rare que la couche se soulève pendant le développement; toutefois, cet accident arrive quand la glace est plongée trop tôt dans le bain d’argent.

§ 9. Le renforcement peut se faire après le fixage; ainsi, une image voilée et sans détails a donné des effets de heurté qui permettaient d’employer le cliché qui n'eùt pas été bon. Le renforcement d’une pareille épreuve se fait avec très-peu d’acide pyrogallique et beaucoup de nitrate d’argent.

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