‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 30 sur 231 · ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER ALBUMINÉ · texte numérisé non relu

ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER ALBUMINÉ

mises à flotter sur ce bain 3' à 5', selon l’épaisseur de balbumine ; le séchage se fait dans un lieu sombre et pas trop chaud.

§ 2. Après la sensibilisation de chaque feuille^ il faut remuer le bain pour que sa surface, s’étant appauvrie d’argent, se mêle avec le fond; si on n’agissait ainsi, la couche d'albumine risquerait de se détacher. C’est pour cette raison que l’emploi fait, dans ces derniers temps, de bains d’argent faibles à 5 O/o, etc., n’a pu produire de résultats satisfaisants, car de tels bains exigent une attention continue pour remplacer incessamment l’argent consommé, chaque feuille de papier retirant, selon ce qu’elle contient de chlorure alcalin, aussi bien d"un fort que d’un faible bain^ une même quantité de nitrate d’argent, sans parler de la quantité de bain, qui, sur la surface humide, est enlevée mécaniquement.

On a essayé de réduire la proportion de chlorure alcalin dans Talbumine, mais on est arrivé bientôt à une limite qui, dépassée, retire aux épreuves positives toute force et toute couleur. On a remarqué, en outre, qu’une très-faible solution d’argent se comporte envers l’albumine comme ferait un bain alcalin : elle la détériore.

§ 3. Lorsqu’on doit préparer les papiers le soir pour le lendemain^ on aura soin, surtout en été, d’aciduler le bain d’argent de quelques gouttes d’acide nitrique (1002), acétique (19), tartrique (1401) ou citrique (299), et de conserver le papier, en prenant les précautions connues (393), dans un endroit frais, parce que la réaction des corps organiques sur le nitrate d’argent pendant les chaleurs de l’été , ou dans un endroit chaud, suffirait pour donner au papier une complète teinte jaune, et cela en peu d’heures, tandis que, d’après l’expérience acquise, du papier préparé dans un bain légèrement acide , conservé au frais et à l’abri de l’air (39), se garde très-bien une nuit et même plus, sans perdre sa blancheur.

Il est évident qu’un papier sur lequel l’argent n’a pas commencé à se réduire partiellement , donnera de plus belles et plus vigoureuses épreuves qu’un papier où la réduction a déjà commencé. La sensibilité n’est pas sensiblement diminuée par une faible addition d’acide.

§ 4. Lorsque les épreuves sont tirées vigoureusement dans, les châssis (240 à 245), en tenant un compte attentif des particularités du négatif, de manière à ce que les ombres foncées paraissent vert bronze, on les jette de suite (sans les exposer à la lumière) dans des cuvettes remplies d’eau courante ou d’eau de fontaine ne contenant pas trop de sels de chaux.

§ 5. Quand les épreuves à finir dans un jour sont ainsi réunies, il faut changer l’eau toutes les 10', tout en remuant les feuilles jusqu’à ce que cette eau ne devienne plus laiteuse. Dans la dernière eau restée claire, on fait dissoudre une cuillerée à café d’acétate de soude (14) par litre d'eau environ, et l’on y laisse les épreuves 15' avant de passer au virage.

Si, au contraire, on garde les épreuves à sec jusqu’au virage, la ré-

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