ÉPREUVES VITRIFIÉES : (Joubert, 1861). (Phot
§ 1 . Ce procédé se rapproche beaucoup de ceux décrits aux n®* 578, 609 et 1207, il peut être soumis à beaucoup d’applications décoratives et obtenir une véritable importance commerciale.
On choisit une feuille de verre aussi pure que possible et parfaitement nettoyée (977), onia recouvre d’une couche du liquide suivant:
Solution saturée de bichromate d’ammoniaque
Miel (935)
Albumine (46)
5 parties.
Eau
30 ou 40
On filtre avant l’usage ; le mélange de ces matières et l’extension sur la glace doivent se faire dans l’obscurité ou à la lumière jaune du cabinet-laboratoire (197).
§ 2. On a fait une épreuve positive sur glace (613) ou sur papier
FIXATION DES COULEURS SUR LA PLAQUE DAGüERRIENNE.
négatif (1064) ciré. On peut encore faire une épreuve positive tirée fortement sur un papier positif ordinaire ; on place cette épreuve dans le châssis positif (240) ; par dessus^ on met la feuille de verre bichrômatée, la couche sensible en contact ; on retourne alors, on expose à la lumière ; après quelques secondes, on voit sur le verre une image négative légèrement indiquée.
§ 3. Pour développer cette image en positif, on prend un émail coloré réduit en poudre impalpable, et l’on frotte légèrement avec un blaireau ou un tampon de coton, jusqu’à ce que l’image positive soit complète dans ses détails.
Pour fixer, on verse, sur la surface, de l’alcool additionné d’une petite quantité d’acide acétique (19) ou d’acide nitrique (1002) que l’on fait écouler par un coin.
§ 4. Après que l’alcool s’est évaporé et que la couche est sèche, on plonge le verre dans une cuvette d’eau, en le tenant horizontalement, pour laisser dissoudre la solution chrômique, afin qu’il ne reste sur le verre que la couleur d’émail ; on sèche à l’étuve, et quand le tout est parfaitement sec, on met au moufle d’émallleur.
67. — FIXATION DES COULEURS sur la Plague daguerrienne : (Toussaint, 1860). (Bag.). V. 50, 111 — 73, III.
§ 1 . Sur une plaque bien polie, versez un mélange composé de :
Alloxane (50, III).
Leucine (73, III).
Les couches de ces matières doivent être très-minces ; exposez ensuite la plaque aux vapeurs d’huile essentielle d’œillet pure, puis à celles du mercure, au chlorure d’or et à l’hyposulfite de soude.
L’auteur ne précise pas la quantité de chacune des substances qu’il indique : malgré le vague de cette formule et le doute que doit faire .. naître, dans les esprits sérieux, le silence qui a suivi cette annonce, nous manquerions à notre rôle de Répertoire encyclopédique si nous n’enregistrions cette préparation, bien que nous doutions fort de la réalité de son action.