‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 41 sur 231 · PAPIER POSITIF SPÉCIAL POUR LES GRANDISSEMENTS · texte numérisé non relu

PAPIER POSITIF SPÉCIAL POUR LES GRANDISSEMENTS

tenant déjà en solution l’iodure d’argent. L’iodure de potassium (848) et le cyanure de potassium (456) s’emploieraient également avec avantage pour la sensibilité, parce qu’ils dissolvent très-bien l’iodure d’argent (837) en formant un liquide incolore insensible à la lumière, qui, mis en contact avec le nitrate d’argent en excès, précipite à la fois l’iodure d’argent dissous et forme, dans le premier cas, une nouvelle portion d’iodure d’argent qui correspond à Tiodure de potassium en excès, et, dans le second cas, du cyanure d’argent (455) correspondant au cyanure de potassium en excès.

§ 3. Si l’on faisait usage du cyanure de potassium dans le papier, on serait peut-être obligé de fixer au cyanure de potassium dans le cas où l’hyposulfite ne suffirait pas, chose qui aurait un grand inconvénient, parce que le cyanure a une action trop destructive sur les parties les plus délicates des négatifs, mais on pourrait, au besoin, trouver un fixateur plus propice.

Le même papier pour grandissements peut encore se préparer en l’imbibant avec du nitrate d’argent dans lequel on ajouterait une petite proportion de gélatine (723), dont l’action se mêlerait avec celle de l’encollage.

§ 4. Le développement pourrait se faire à racide'gallique (721) ou à l’acide pyrogallique (1239) additionnés d"une petite quantité de tannin (1398) pour fixer la gélatine.

Les épreuves qu’on obtient de cette manière se fixent, pour ainsi dire, par de simples lavages, à cause de la petite quantité d’iodure d’argent employé, elles ne changent jamais et l’on peut les virer à l’or, si l’on trouve que les tons sont trop rouges.

77. — PAPIER POSITIF ALBUMINÉ (Etude sur la formation de l’image). {Phot.). V. 65, 111.

78. — PAPIER POSITIF SPÉCIAL pour les grandissements : (Dürheim, 1862). (Phot,)

§ 1 . Ce papier, destiné spécialement pour les épreuves grandies au mégascope (921), se prépare de la manière suivante.

On compose à part les solutions suivantes, que l’on réunit ensuite : A Solution saturée de bichlorure de mercure

(157). '. 5 parties.

mêlée à :

Acide chlorhydrique (254) 11

Eau distillée 170

B Solution concentrée de bichromate de potasse (160) avec plus ou moins de gomme arabique (737) 25

C Une solution d’iodure de potassium (848) dont on ajoute peu à peu, jusqu’à ce que le liquide, troublé d’abord, redevienne jaune clair.

§ 2. En immergeant une feuille de papier positif (1097) dans ces

PEROXALATE DE FER.

ol

solutions réunies, elle noircit de suite; on la laisse tremper S', puis on la suspend pour sécher.

Pour sensibiliser, on la plonge au bain :

Nitrate d’argent (983) 8 à 10 gr.

Eau distillée 100

Ceci se fait, bien entendu, à l’abri de la lumière du jour.

§ 3. Lorsque la feuille, vue en transparence, ne présente plus de grenu (762) et que le papier a perdu sa teinte noire pour redevenir blanc, on le sèche dans du buvard, et on l’expose à la lumière diffuse, sous un négatif : 1' à 3' au plus suffisent, et l’on fait apparaître l’image avec une solution de protosulfate de fer (1230) additionné d’acide acétique (19).

§ 4. Cette rapidité d’impressionnernent est précieuse pour exposer cette feuille directement au faisceau lumineux grossissant du mégagraphe; elle permet de ne tenir aucun compte des trépidations qui, si souvent, forment une grande partie du flou de ces épreuves ; trépidations qui avaient fait conseiller par M . Bertch l’emploi d’épreuves négatives grandies et faites instantanément comme seul moyen d’arriver à une netteté supportable.

On tire ensuite de ces négatifs des épreuves par juxta-position, comme d’habitude.

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