PHOTOGRAPHIE SANS ARGENT. [Fhot.). V. 63, III
83. — POLYCONOGRAPHE, Appareil photographique de voyage : (Düboscq, 1861). {Phot.)
§ 1 . Cet appareil permet d’obtenir successivement, sur une même
POLYCONOGRAPHE.
glace revêtue de collodion sec ou d’albumine^ 1 5 petits clichés susceptibles d’être grandis ou tirés en positifs directement à leur grandeur.
Il se compose de trois parties : 1® La chambre noire; 2® le porteglace; 3® le trépied ou support; la figure 272 représente l’appareil fonctionnant.
La chambre noire LL' est réduite à une lunette composée de deux cônes assemblés par leur -base. A la base du cône antérieur L' se trouve une petite glace dépolie où vient se peindre l’image de Tobjet à reproduire et que l’on vise. Au sommet L de l’autre est une lentille convexe servant d’oculaire^, tandis qu’à la tête L' du cône antérieur est fixé un système de deux lentilles achromatiques formant l’objectif. Cette lunette se place sur un support latéral muni d’un pas de vis.
§ 2. Le porte-glace ou châssis négatif est un grand cadre AP au fond duquel on place à l’obscurité la glace sensibilisée; en avant se trouve une série de cinq trappes doubles dont les coulisses fonctionnent en sens inverse l’une de l’autre. Le cône antérieur L' de la lunette se démonte et se fixe à volonté sur l’une des deux coulisses extérieures. Chaque rangée est partagée en trois parties à l’intérieur du châssis par des écrans noirs verticaux , et les coulisses dans leur mouvement inverse font occuper ces trois cases par la lunette, en dé-
URIQUE (acide).
couvrant à mesure la partie de la glace collodionnée qui correspond. On peut donc faire trois épreuves par rangées et^ par conséquent^ 15 vues sur la glace entière.
La distance de la glace dépolie à l’objectif représente exactement . l’épaisseur du châssis porte-glace.
§ 3. A celui-ci sont placées, vers la partie supérieure, deux vis dans lesquelles s’engage, au moyen de deux fentes à baïonnette, la lunette pour la mise au point.
Le trépied porte sur les deux pieds, deux crochets qui retiennent le cadre pendant l’opération.
§ 4. Pour opérer avec la lunette LL' entière que l’on tient à la main, on cherche le sujet à reproduire; on fixe celle-ci sur le support du châssis porte-glace , on met au point, on sépare l’objectif L' que l’on place sur la première rangée des coulisses P, et l’on fait fonctionner les coulisses.
La pose se fait comme à l’ordinaire et Pon prend le nombre d’épreuves que. l’on veut. Les coulisses sont arrêtées par des crans numérotés à des arrêts qui lès maintiennent pendant la pose.
§ 5 . Les glaces ayant été sensibilisées avant le départ, on les change à volonté sur le terrain au moyen d’une boîte à escamoter (173, fig. 30, 31, 32). On peut encore opérer ce changement en conservant les glaces dans des châssis portefeuilles; on développe au retour. On tire les positifs comme à l’ordinaire, ou bien on les agrandit.
L’appareil complet est très -portatif, car le châssis porte-glace se place dans une gibecière portée en sautoir, la chambre noire dans la poche et le trépied sert de canne.