AMIANTE. (Minér
§ 1 . On connaît sous ce nom et sous celui d'asbeste et de lin fossile, un minéral fort singulier qui se présente sous forme de fibres douces, soyeuses et flexibles comme du coton, ou en masses à fibres douces et comme feutrées, ressemblant à du carton ou à la chair de certains agarics. Cette substance se distingue du talc (1397), avec lequel on l’a souvent confondue, parce qu’au toucher on ne perçoit qu’une sensation douce, mais rien d’onctueux.
§ 2. Les plus longs filets de ce minéral peuvent, jusqu’à un certain point, se filer et se tisser pour' fournir une toile incombustible. La composition de l’amiante, formée de silice (1324), de magnésie (909), de chaux (248) et d’alumine, la rend inattaquable à presque tous les corps employés en chimie; aussi s’en sert-on pour filtrer les acides en la tassant au fond d’un entonnoir.
§ 3. L’amiante, comme espèce minérale, doit être rapprochée des amphiboles, quoiqu’elle en diffère par le rapport des bases (145) entre elles.
90. — APPAREIL AUTOMATIQUE pour la Décantation des Résidus liquides en traitement : (Davanne, 1861).-(P/ioL). V. 1284 ~ 1435 — 1436 — 1437.
§ 1. L’idée d’employer un siphon (1388) intermittent, fonctionnant seul, est fort ingénieuse, appliquée à la décantation des liquides en traitement devant fournir, des résidus métalliques. D’autant plus que l’appareil se monte à peu de frais et peut s’installer partout.
APPAREIL AUTOMATIQUE
§ 2. Dans une cuvette carrée D garnie en plomba portant un robinet L qui sert de déversoir, on place un vase en poterie A B, d’une capacité telle qu’il puisse contenir les eaux de lavage de deux ou trois jours.
Fig. 274.
Ce vase est percé à une certaine hauteur d’un trou O dans lequel on adapte, au moyen d’un bouchon, un siphon KM en verre ou en caoutchouc, dont la branche la plus longue K est en dehors du vase et descend au fond de la cuvette en plomb.
§ 3. D’après la figure 274, on comprend parfaitement la marche de l’appareil. Les liquides tombent dans le vase A, et l’argent qu’ils contiennent est réduit parle sulfate de protoxyde de fer, l’acide pyrogallique ou gallique qu’ils contiennent. Pour éviter les pertes, il est bon, de temps à autre, d’ajouter un peu de chlorure de sodium (1308)j)our faciliter l’accumulation de l’argent au fond du vase. Si les liquides contenaient de l’hyposulfite de soude (795) ou du cyanure de potassium (456), il faudrait, comme l’indique M. Pelligot (47, III), laisser dans le vase une feuille de zinc. Quand le niveau du liquide arrive à la hauteur Y Y’ du bouchon, le siphon s’amorce seul et vide le liquide dans la cuvette qui le verse en dehors. De cette manière, tout le liquide qui est au-dessus du siphon s’échappe, et la décantation reprend quand le niveau a remonté par suite d’autres travaux. On ne perd ainsi qu’une quantité très-faible d’argent.
BLANCHIMENT “l'ES GRAVURES.