‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 60 sur 231 · ACCIDENTS DU COLLODION : (E. Raynaud, 1802). (?hot · texte numérisé non relu

ACCIDENTS DU COLLODION : (E. Raynaud, 1802). (?hot

§ 1 . Les moutonnages, ou lignes formées par plusieurs épaisseurs de collodion, proviennent d’un collodionnage mal exécuté, de trop do précipitation à verser dans le flacon l’excès du liquide qui couvre la glace ; quelques mouvements mal combinés ou saccadés en sont la seule cause. Tout cela dépend donc de la maladresse de l’opérateur.

§ 2. Les stries et les mailles proviennent presque toujours d’une trop grande proportion d’eau renfermée dans le collodion. La présence de cette eau est due quelquefois à la manière défectueuse dont les flacons sont rincés. Il est tov jours nécessaire de passer ces flacons à l’éther ou à l’alcool avant de les remplir de collodion. La quantité d’eau que contient l’éther est trop minime pour causer de tels accidents, elle est, du reste, relative à la densité de ce liquide, qui doit être de 62° à l’aréomètre; celle de l’alcool doit être de 40°.

N» 4. Avril 1863.

ACCIDENTS DU COLLODlüN.

§ 3. Des taches se forment sur la couche pendant l’opération de la sensibilisation; elles sont le fait d’une ioduration surabondante du collodion, d’un excès d’iode^, ou de la trop grande conceiitration du bain d’argent sensibilisateur.

§ 4. Si les iodures sont en trop grande proportion (dépassant 1 à

I 1/2 p. O/o), il se forme dans la couche des marbrures qui proviennent de l'action inégale exercée par le bain d'argent sur les iodures dissous.

11 en est de même de l’excès d’iode.

La concentration .outrée du bain d’argent produit les mêmes effets par suite d’une action trop énergique sur les iodures qu’il décompose.

II est bon de maintenir ce bain à la proportion indiquée (333 — 335) de 8 gr. de nitrate d’argent (983) pour 100 gr. d'eau distillée.

§ 5. Il arrive aussi quelquefois un pointillé général qui se manifeste dans les parties noires du cliché. Il faut attribuer cet accident à l'iodure d’argent ne provenant pas de l’intérieur de la couche. Il peut s’expliquer par la formation d’un dépôt d’iodure que le bain sensibilisateur resté à la surface abandonne sur la glace, et qui, au moment de l’exposition, intercepte les rayons lumineux. Ce dépôt disparaît au moment du développement, en laissant à la place qu’occupait chaque groupe de cristaux, un à-jour qui se traduit en points noirs sur l’épreuve positive.

§ 6. On remédie facilement aux inconvénients que nous venons de signaler, en filtrant le bain d’argent et en y ajoutant 5 à 6 gr. d'azotate d’argent (983), qui rétablit le titre primitif et lui donne la facilité de dissoudre plus promptement l’iodure de la couche de collodion, en ne laissant plus déposer ce sel.

§ 7. Il est indispensable qu’il existe entre le collodion et le bain d'argent une certaine relation, c’est-à-dire que si le bain est faible et le collodion très-ioduré, il se forme dans la couche, au moment de l’immersion dans le bain, des tramées placées dans le sens de la marche qu’a suivie le liquide sur la glace. Dans ce cas, la sensibilisation est inégale, quel que soit le temps dlmmersjon.

§ 8. La nature du bain d’argent est quelquefois modifiée par des causes qui, aux yeux de certains opérateurs, sont inappréciables, à cause de leur délicatesse, mais dont les effets mettent trop souvent ce bain hors de service. Ainsi, il suffit souvent de passer un bon bain d’argent sur un filtre trop ancien et complètement ou en partie desséché, pour avoir à constater des effets dont la cause est en quelque sorte inconnue. Cela provient de ce que les molécules d’argont déposées sur le papier du filtre, par suite de la décomposition qu’éprouve le nitrate d’argent au contact de la matière organique du papier, s’unissent avec cette même matière et forment des combinaisons particulières. L’acide azotique (1002) du nitrate abandonne une certaine quantité d’oxygène ({ui oxyde les molécules d’argent et donne au bain une faible teinte

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