‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 63 sur 231 · SC · texte numérisé non relu

SC

C68H 66 0S, 2 AgO.

insoluble.

Snbérate

Ci6Ht206, 2 AgO.

insoluble.

blanc.

Succinate

C8H^ 06, 2 AgO.

à-t-lOOo, l’hydrogène le réduit à l’état de sous-sel.

Sulfaeétate

C4H4 0S2S03,2Ag0

ACTION DE LA LUMIÈRE SUR LES SELS d’aRGENT. 93

DÉSIGNATION

DES SELS

FORMULE

atomique.

SOLUBILITÉ

dans l’eau.

ACTION

DE LA LUMIÈRE

OBSERVATIONS

Sulfobenzoate. . .

CUH^OS S2 05, AgO H- HO.

très-solub.

Sulfocacodvlate. .

C^HfiAzSH-AgS.

Sulfocyanure . . .

C2AzS Ag.

soluble.

Sulfoglycérate. . .

(S03)2,C6H'^0^Ag0

très-solub.

Sulfomannite . . .

Ci2Hii09.3Ag0.

très-solub.

très-stable.

Sulfomellonate.. .

C^H^Az^S». AgS.

insoluble.

inattaquable.

Sulfonaphtalate. .

C20 H8, (S 0^)2 AgO -f HO.

soluble à la propor — tiondelO 0/0.

soluble dans l’alcool bouillant.

Siilfovinate ....

Thiocinnamine et

2S03,C^0»0, AgO, 2 HO.

nitrate d’argent

C8H3AzS2,AzH3,fAz 03, AgO).

Trichloracétate. .

Trichlorométhyl -

C^CPOLAgO.

très-sensible à la lumière.

sulfite

(S02)2,C2Cl3 0,Ag0.

sensible à l’état humide, moins à l’état sec.

Trichlorophénate .

C12H2C130, AgO.

précipité jaune pâle.

même observation qu’au Quadrichlorovalérate.

Trichlorovalérate.

Icioh6C13 03, AgO.

Urate

CioAzAH^Oe, AgO.

insoluble.

Uroxanate

D2H8AziOio.2AgO.

insoluble.

Valérate

C10H9 03, AgO.

soin b. dans Peau bouillante.

noircit rapidement à la lumière.

blanc cristallin.

Xanthamylate. . .

C>2H1iS^0. AgO.

insoluble.

noirci par la lumière.

N. B. Nous devons, avec mille remercîments, une bonne partie des formules ci-dessus à l’obligeance de M. Cahours.

§ 1 . Il n’est pas permis de croire que les sels d’argent actuellement employés par les méthodes photographiques soient les seuls susceptibles de cette application (112, § 9 à 17). Il doit s’en trouver plusieurs autres, parmi les nombreux composés à présent connus, qui jouissent de propriétés applicables aux besoins de l’impression sous l’action lumineuse. Tous les sels d’argent ont, à peu d’exceptions près, la propriété singulière d’être décomposables par l’agent lumineux; mais ils le sont de bien des manières différentes, aussi peuvent-ils se diviser, à cet égard, en deux grandes catégories.

La première comprendrait les sels directement attaquables, c’est-à-dire ceux qui revêtent une coloration particulière après exposition; la seconde se composerait des sels qui, après avoir été exposés, deviennent susceptibles d’une réduction plus ou moins facile. A ce^sujet, il est à remarquer que ces deux propriétés semblent s’exclure, ou au moins être complémentaires l’une de l’autre.

ACTION DE LA LUMIÈRE SUR LES SELS i/aRCENT.

§ 2. L’iodure d’argent (837) est à peine sensible, quoique rentrant dans la première catégorie, tandis que le bromure (184) et le chlorure (263) noircissent rapidement. Au contraire, par rapport à la 2*^ catégorie qui comprend les sels réductibles, l’iodure le sera très-énergiquement, le bromure un peu moins, et le chlorure encore moins.

Nous voyons donc les deux propriétés inverses parfaitement établies sur ces corps d’un usage familier à tous les photographes.

§ 3. Si maintenant nous cherchons un sel à substituer au chlorure d’argent pour le tirage des positifs sur papier (1414), nous trouverons, comme se modifiant sous le rayonnement lumineux : le chloracétate, le chlorate, le malate d’argent et quelques autres. Tous sont réductibles directement, mais surtout en présence d’une matière organique, qui semble décupler leur sensibilité.

Parmi les sels de la deuxième catégorie, l’iodure d’argent est un des plus facilement réductibles, et c’est un grand boriheur que les premiers -opérateurs photographes aient été conduits à le rencontrer ; la cause en vient de la facilité de sa préparation et de la connaissance que l’iode (828) employé au daguerréotype par le hasard, avait produit de ce corps. Le nitrate d'argent sec est très-peu sensible ; humide ou en contact avec une matière organique, il se décompose rapidement et devient très-actif.

§ 4. Il est bien établi aujourd'hui que la sensibilité de l’iodure d’argent sous l’influence lumineuse, tient à sa propriété énergique d’être cause de la décomposition du nitrate d’argent en présence des substances réductrices. 11 est agent catalytique plutôt qu'agent actif de la photographie. Ainsi, quand du protosulfate de fer (1230) ou de l’acide pyrogallique (1239) est mis en contact avec un sel d’argent sensible, suivant qu’il est plus ou moins impressionnable, la réduction marche plus ou moins rapidement. Or, comme les sels employés actuellement ne remplissent pas seuls la deuxième catégorie, il est certain que d'autres sels non encore expérimentés produiront un effet analogue. Cet effet sera-t-il préférable, sera-t-il moins bon, c’est ce que l’avenir montrera ; mais comme ceux que nous employons sont trèsimparfaits, surtout comme inharmonie de leur gamme de ton avec celle qui répond aux sensations de notre organisme, il faut espérer, pour l’avenir de la photographie, qu’on arrivera à composer une rétine photographique qui se rapprochera davantage de la rétine humaine.

On peut placer ici, comme sels réductibles, le chlorate d’argent (251), qui se comporte comme le nitrate à peu près, et sur lequel des kudes ont déjà été faites et des essais tentés ; puis le sulfoglycérate, l’éthylsulfate qui est en même temps' très-soluble dans l’alcool (68), l’amylsulfate, l’amylcitrate et le lactate (862 ter). Depuis longtemps déjà ce dernier a été proposé et essayé; il n’est même pas le seul de cette série, elle doit être nombreuse.

§ 5. Quelques sels d’argent,^ enfin, doivent être mis en dehors des deux catégories que nous avons établies plus haut, § 1, ce sont ceux

APPAREIL PANORAMIQUE

qui restent ou semblent jusqu’à présent rester inattaquables à la lumière (112. § IC) et irréductibles après leur exposition. Mentionnons parmi eux : le picramate, l’arséniate, le chromate, le méthylosulfite^ le métaconate^ l’iodure d’argent blanc, un benzoate, le cobalticyanure, et enfin le sulfomellonate, qui, après plusieurs jours d’exposition, restent parfaitement blancs. Pour l’avant-dernier de ces sels, l’insensibilité pourrait être attribuée à la présence du cobalt ; mais pour le dernier, ce fait semble très-extraordinaire, la présence d’un carbure d’azote devant faire croire à un corps facilement réductible.

§ 6. Le résinate d’argent soluble dans l’essence de térébenthine (044), étendu sur du papier, présente, de même que le résinate d’or, une couche très-sensible à l’action lumineuse.

Le chlorosuccinate d’argent que l'on introduit dans le papier positif par voie de double décomposition, paraît très-peu sensible à la température ordinaire; mais si la feuille est placée sur une glace à -|- iOO®, le sel devient très-sensible et se réduit rapidement en noir. 11 y a donc, sans contredit, de nombreuses et intéressantes expériences, des découvertes à faire avec tous ces corps, dont quelques-uns sont mallieureuseuient encore rares, mal définis et trop peu étudiés.

§ 7. Terminons en faisant remarquer (il 2, § 17) que beaucoup de sels d’argent ne sont pas blancs ou jaunâtres comme ceux dont la photographie fait usage en ce moment. Parmi les colorations naturelles ou acquises de certains de ces sels, on peut citer, par exemple, le picramate, qui est d’un beau rouge, le phloridzate, qui est bleu, le nitrophtanilate, orangé, le laurostéarate, rouge, le nitro-prussiate, incarnat, le perchlorocarbosulfite , noir, le nitrate de toluidine et d’argent, également noir, etc., et beaucoup d’autres qui revêtent les colorations les plus diverses (112, § 9 à 17).

117. — ALBUMINE lODURÉE sur Collodion ioduré rapide ; (Roman). [Phot.]. V. 92, 111.

118. — APPAREIL PANORAMIQUE : (Sutton, 1862). {Phot.),\-. 223— 223 bis.

§ 1 . Cet appareil se compose de la chambre noire avec son objectif, de châssis négatifs courbés pouvant contenir des glaces de même courbure; on y joint également des châssis positifs courbes et une boîte spéciale. La cuvette à bain d’argent sensibilisateur pour collodion est courbée aussi et rentre dans la catégorie des cuvettes verticales (451). Un pied complète cet appareil, et le tout se renferme dans une boîte d’emballage à serrure et à poignée, pour fafciliter le transport.

Nous allons passer successivement en revue les différentes parties de l’instrument.

§ 2. L’objectif, qui a pour but de comprendre une image photographique sous un angle aussi grand que possible, est achromatique et composé. 11 est formé de deux lentilles simples, épaisses, concavoconvexes en verre; elles sont construites de façon que les surfaces

APPAREIL PANORAMIQUE

courbes de chacune d’elles soient des portions de sphères concentriques. Elles sont montées de manière que les surfaces courbes des deux ensemble soient concentriques. Leur centre commun étant un point sur l’axe de la lentille composée, et chaque lentille ayant sa surface concave opposée l’une à l’autre.

Dans la cavité comprise entre les lentilles concavo-convexes est contenu un liquide transparent, d’un pouvoir réfringent et dispersif plus faible que le verre dont les lentilles sont faites : l’eau est très convenable à employer.

§ 3. Le calcul du rayon propre de chaque surface est tel que la lentille composée est achromatique et assez convexe pour produire une image réelle (876, § 11). De plus, en usant des précautions nécessaires sur les substances et les rayons de courbure, on est arrivé à réduire sufTisamment l’aberration de sphéricité (2).

Cet objectif composé est muni d’un diaphragme central à ouverture circulaire calculée de façon que les objets à différentes distances soient bien compris dans la vue. Ce diaphragme est placé entre les lentilles et dans le liquide, de façon que le centre de son ouverture circulaire soit commun avec le centre des surfaces sphériques des lentilles.

§ 4. Mais pour éviter qu’avec une ouverture ronde des diaphragmes, les bords de l’épreuve ne soient moins éclairés que le centre, l’inventeur a fait faire une ouverture elliptique et placé devant elle deux portières minces rayonnant du centre et ressemblant aux ailes d’un papillon. Cette disposition, en arrêtant une partie du pinceau lumineux central, le rend cylindrique et en même temps donne la même force à celui des bords et le rend de même diamètre que celui du centre.

§ 5. La chambre noire (fig. 277-1) porte par derrière un tiroir qui se meut par une vis, et dont le mouvement est arrêté par une seconde vis fixée sur le dessus de l’appareil. Comme il est important que cette chambre soit mise en station dans un plan parallèle à l’horizon, elle porte à sa partie supérieure deux niveaux d"eau à angle droit qui permettent de lui assurer cette position.

Par devant, sur une planchette à coulisse, est fixée une boîte carrée munie d’un volet à charnière qui a pour but de découvrir la lentille pour les vues instantanées, et qui sert, dans tous les cas, à régler le temps de pose dans les différentes stations successives de l’appareil.

§ 6. Le pied (fig. 277-1) est un trépied ployant ordinaire, auquel la chambre est fixée par un boulon à travers le socle et vissé sur le triangle.

§ 7. La boîte à glace (fig. 277-2) est calculée et construite suivant le nombre de plaques de verre.

§ 8. Le châssis négatif pour contenir les glaces (fig. 277-3) consiste en une planchette plate surmontée d’une planchette courbe garnie de drap, pour prévenir le brisement des glaces et l’éraillement de leurs surfaces. A un bout de la planchette est un arrêt de bois qui maintient la plaque; à l’autre bout est un recouvrement à charnière avec lequel l’opérateur assure la glace sans la briser*

APPAREIL PANORAMIQUE

§ 9. La cuvette à bain d’argent (fig. 277-4) est faite en gutta-percha, courbée à la demande des glaces ; elle est munie d’un couvercle à vis

Fig. 277.

de pression analogue à celui fig. 94, n« 431 ter. On voit en avant de No 4. Avril 1863. 8

BROMHYüKlQUE.

la cuvette le crochet double en gutta qui sert à plonger la glace courbe dans le bain et à l’en retirer quand elle est sensibilisée.

§ 10. Le châssis positif (fig. 277-5) diffère des ordinaires en ce qu’il est courbe et que ses épaùlements sont soigneusement garnis de caoutchouc sur lequel porte la glace négative.

Le reste de sa construction ne dilîôre pas sensiblement des châssis habituellenient employés.

§ lî. L’ensemble de cet appareil, placé dans une boîte fermant à

Fig. 278.

clef (fig. 278), est très-commode en voyage et ne présente pas de difficultés ou de danger pour le transport.

Cet appareil donne des images de 0“.25 de long et embrasse un angle de plus de iOO^.

119. — BROMEYDRÎQUE (Ether) = C-^ Br. [Chim.). V. 150, § 4, 5,

§ 1. L’éther bromhydrique est un liquide incolore, très-volalil, d’une odeur éthérée très-pénétrante, plus pesant que l’eau, insoluble

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