‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 69 sur 231 · COLLODION NÉGATIF INSTANTANÉ · texte numérisé non relu

COLLODION NÉGATIF INSTANTANÉ

Le collodion est très-alcoolique et fait dans les proportions sui-

vantes :

Étlier sulfurique (657) 30 gr.

Alcool à 40° (68) 70

lodure de lithium (845) 1

Bromure de lithium 0.50

(Ou mieux, plus du double d’alcool pour-l’éther employé, et se tenant entre 0,28 et 0,35 d’iodure, 0,10 de bromure, par 30 grammes de collodion). La pyroxyline (409) est d’abord dissoute dans l’alcool brômoioduré, puis on ajoute l’éther. La qualité du collodion varie beai>coup avec les différents échantillons employés.

On obtient ainsi un collodion très-fluide, qui présente l’avantage de couvrir les grandes glaces d’une couche très-égale, et l’on doit user des précautions les plus minutieuses pour éviter les raies, taches et accidents qui sont une des grandes difTicultés du travail au dehors et dont la cause n’est pas toujours connue.

§ 2. Le bain sensibilateur se compose de :

Eau distillée 100 gr.

Nitrate d’argent cristallisé (983) 8

Acide nitrique (1002) 6 à 10 gouttes.

On le sature d’iodure en y laissant tremper quelques heures une ou deux glaces collodionnées. Le collodion demande le plus de bromure et le bain le plus d’acide possible : les glaces demeurent dans ce bain beaucoup plus longtemps que si elles portaient un collodion simplement ioduré. C’est le moyen d’obtenir le maximum de sensibilité.

On égoutte soigneusement et on place un papier buvard derrière

la glace dans le châssis négatif.

§ 3. On développe avec :

Protosulfate de fer (1230) 625 gr.

dissous dans :

Eau distillée 3 lit. 800

d’autre part :

Acétate de plomb (12). 13 gr.

dissous dans :

Eau distillée. 150

Mêlez les deux solutions, et quand le précipité sera rassemblé, décantez avec précaution.

Ajoutez :

Acide formique (703) 150 gr.

Éther acétique (132, III) 45

Éther nitrique (133, III) 45

On fdtre de cette solution-mère suivant le besoin, en ajoutant de l’acide acétique suivant la tcmpérature du moment et le genre d’épreuve cherché.

Ce développement est versé sur la couche et y demeure assez de secondes pour que rimage apparaisse. Quand tous les détails sont

COLLODION NÉGATIF PRÉSERVÉ

A'eims, on lave avec soin, et la glace est mise dans la boîte pour être fixée 1-e soir ou plus tard, avec une solution faible de cyanure de potassium (43 C).

§ 3. Le fixage fait, on lave et onx^ernit.

Le biclilorure de mercure (137) peut être employé en solution saturée pour renforcer l’épreuve.

§ 6. On peut également se servir du développement suivant :

j Acide pyrogallique (1239). 2i''-50

j Eau distillée 100

! Acide citrique (299) 12 gr.

Nitrate d’argent (983) 2.25

Eau distillée 100

Versez quelques gouttes de A dans B et couvrez-en la couche de collodion : le négatif prendra ainsi toute l’intensité désirable.

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