BLEU DE PRUSSE. [Chim.]. V. 1, III- 22, III
8. — CHLORATE DE P0TASSE= KOCIO^ (Chim.). V. 252-1210- 9,111, §1.
§ 1. Le chlorate de potasse est un sel anhydre qui cristallise en paillettes minces, mais dont les cristaux prennent cependant beaucoup de développement quand la cristallisation (432) marche lentement.
§ 2. Ce sel est plus soluble à chaud qu’à froid et peu soluble dans l’alcool; il fond à une température de + 400*’. Si l'on chauffe davantage, il se réduit à l’état de chlorure de potassium (276 bis).
§ 3. Jeté sur des charbons enflammés, il fuse vivement. 11 est trèsoxydant et forme des mélanges explosifs avec beaucoup de corps combustibles.
On le prépare en faisant agir le chlore (252) sur une dissolution concentrée de potasse (1209).
CITRATE d'argent.
9. — CHLORIQUE (Acide) = CIO^ {Chim.), V. 252— 12i0— 19, III.
§ 1 . Pour préparer l’acide chlorique, on verse dans une dissolution de chlorate de potasse (8, IIÏ), un excès d’acide hydrofluosilicique (28, III). Il se forme un précipité d’hydrofluosilicate de potasse insoluble, et l’acide chlorique reste dans la liqueur. Cette liqueur filtrée renferme un mélange d’acide chlorique et d’acide hydrofluosilicique ; on la sature par une dissolution de baryte (6, III) jusqu’à ce qu’elle prenne une légère réaction alcaline (66).
La baryte formant avec l’acide hydrofluosilicique un sel insoluble, et avec l'acide chlorique, un chlorate soluble, on évapore la liqueur après l’avoir filtrée, et on obtient le chlorate de baryte cristallisé.
§ 2. Pour isoler l’acide chlorique, on dissout ce chlorate de baryte dans l’eau où l’on verse, avec précaution, de l’acide sulfurique (1280) jusqu’à ce qu’il ne se forme plus de précipité (1217). On sépare le sulfate de baryte formé sur un filtre et l’on rapproche la liqueur, qui ne renferme plus que l’acide chlorique, sous le récipient d’une machine pneumatique,' où on l’amène à l’état sirupeux.
§ 3. L’acide chlorique en dissolution rougit d’abord le papier de tournesol (1045), puis finit par le décolorer complètement comme le chlore (252).
§ 4. Quelques gouttes d’acide chlorique étant versée's sur du papier ou du linge, puis séchées à une douce chaleur, produisent une action telle, sur ces corps, que les parties mouillées prennent feu et brûlent avec déflagration.
§ 5. L’acide chlorique est employé en photographie pour acidifier les bains d’argent (19, III).