‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 88 sur 231 · CHLORAL == C^HCl^O^. {Chîm.). V. 150, § 4, 5, III · texte numérisé non relu

CHLORAL == C^HCl^O^. {Chîm.). V. 150, § 4, 5, III

§ 1 . Le chloral se présente sous forme d’un liquide incolore , oléagineux, gras au toucher, d’une odeur pénétrante et désagréable. Sa saveur est grasse et caustique, il tache le papier et s’évapore. Sa densité à-f- 18® est 1.502, à-j- 94®, il distille sans altération.

Il est soluble dans l’alcool (68) et Téther sulfurique (657). 11 dissout le soufre (1341 bis), le phosphore (1144) et l’iode (828).

§ 2. Le chloral se combine à un équivalent (632) d’eau et forme un corps hydraté en masse cristalline, amorphe, soluble dans l’eau et gardant son odeur et sa saveur caractéristiques.

§ 3. On l’obtient en faisant agir le chlore (252) sur l’aldéhyde (73), ou mieux en dirigeant un courant de chlore dans de l’alcool absolu. On refroidit le ballon d’abord, puis l’action se calme, et pour la continuer, il faut Taider d’un peu de chaleur.

On obtient une masse pesante, oléagineuse, semi-cristalline, que l’on fait digérer avec deux ou trois fois son volume d’acide sulfurique (1380). Le chloral se rassemble au-dessous, on le décante et on le distille sur de l’acide sulfurique , et enfin sur de la chaux (248) éteinte.

155. — COLLODION NÉGATIF INSTANTANÉ par développement à l’aeide citrique : (J .-B. Hockin, 1863). (P/ioL). V. 491.

§ 1 . L’acide citrique (299), produit par l’action de l’acide sulfurique (1380) sur les matières organiques, telles que le sucre, le son, les grains, et par l’action de la chaleur sur l’acide oxalique (1028), peut être obtenu plus facilement encore par la distillation de ce dernier acide au contact de la glycérine (735). Par ce moyen, on l’obtient pur et d’une force définie, ce qui est une garantie de succès pour les procédés photographiques.

L’acide formique, comme l’acide acétique (19), forme un sel légèrement soluble avec l’oxyde d’argent (1 030 bis) ; mais, au contraire de ce dernier acide, ce sel se décompose spontanément en peu de temps, ce qui le rend très-propre au rôle d’agent développateur.

§ 2. Au moment où il mouille la couche impressionnée, son premier

COLLOblON NÉGATIF INSTANTANÉ.

effet est d'agir comme tout autre acide oxygéné, et de retarder l’excessive énergie de l’acide pyrogallique (1239), puis le sel qu’ii forme avec l’argent agit catalytiquement par la décomposition de l’acide pyrogallique et unit son énergie à la sienne, mais graduellement, comme si elle était retardée par l’excès d’acide formique en présence.

§ 3. Quoi qu’il en soit de cette théorie, l’emploi de cet agent diminue le temps de pose d’une manière si grande, que le développement ordinaire par le fer ou l’acide pyrogallique n'aurait pas d’action suffisante. Cette diminution est telle que la pose est réduite au 1/5, en se servant de diaphragmes de très-petite ouverture.

Le collodion à employer est seulement ioduré et fait d’après la for-

mule ordinaire.

Le bain d’argent est de :

Eau distillée 100 gr.

Nitrate d’argent fondu (983) 7

ioduré en ajoutant un peu de collodion ioduré , secouant et filtrant. Il est avantageux d’ajouter à chaque litre de ce bain :

Acide nitrique (1002) 2 gouttes.

et de le faire 24 heures avant de s’en servir.

§ 4. Le développement se compose de :

. Acide formique concentré (703) 8 gr.

Acide pyrogallique (1239) 1.30

Eau distillée 300

Alcool (68) 15

On le verse de manière à couvrir la couche uniformément et rapidement. Le développement marche plus vite qu’avec l’acide pyrogallique ordinaire, mais moins qu’avec le protosulfate de fer, et produit une épreuve d’une intensité plus égale qu’avec les deux autres agents.

§ 5. Ce corps n’a pas, comme l’acide pyrogallique, une tendance à voiler les grandes lumières. Enfin, on peut s’en servir utilement avec le fer pour développer les grandes ombres sans tendance à les voiler, si l’exposition a été insuffisante et la durée du développement trop prolongée.

Ce traitement assure absolument l’obtention des épreuves négatives instantanées sur un paysage éclairé par le soleil, et en employant des diaphragmes à très-petite ouverture qui donnent une finesse remar-' quable.

DÉVELOPPEMENT DES ÉPREUVES SUR COLLODION

156. — DÉCOMPOSITION DE L’ÉTHER SULFURIQUE en présence de l’air et des sels qui forment le Collodion photographique. {PJjfit.). V. 150, III.

157. — DÉVELOPPEMENT des épreuves sur Collodion sec au tannin PAR L'AMMONIAQUE : (Major Russel, 1863). {Phot.) -

§ 1. L’action révélatrice des vapeurs d’ammoniaque (91) provient de la réaction de cette substance sur le tannin (1398). En mélangeant une petite quantité d’ammoniaque à la solution d’acide pyrogallique, et versant cette solution sur les glaces impressionnées, aussitôt après que ce mélange est fait, l’action révélatrice est très-énergique, et dans certains cas, elle se révèle avec un degré très-considérable d’intensité. Cette intensité, insuffisante il est vrai, peut être augmentée par l’emploi d’un renforcement à l’acide pyrogallique (1239) et au nitrate d’argent (983).

L’ammoniaque peut développer une épreuve par son action sur le tannin, si toutefois la pose a été suffisante, mais l’opération est trèslongue.

§ 2. Il est indispensable de prendre certaines précautions qu’il faut observer rigoureusement. Et d’abord, employer très-peu d’ammoniaque, une seule goutte de la solution la plus concentrée que l’on puisse trouver dans 100^^*= d’eau, que l’on mélange ensuite avec quelques gouttes de solution alcoolique d’acide pyrogallique quand on veut opérer.

§ 3. Le développement à l’alcali, et celui à l’acide, doivent être faits séparément et la glace bieii lavée après chacun d'eux ; sans cette précaution, l’épreuve serait complètement perdue.

§ 4. Cette méthode est certaine et facile, si toutefois on observe bien ces précautions. L’épreuve fournie est nette et brillante, elle n’est souillée par aucun dépôt et est supérieure à toute autre obtenue avec une pose semblable qui serait insuffisante.

158. — DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS SUR COLLODION par le sulfate double d’ammoniaque et de fer : (Meynier, 1863). {Phot.).\. 183, III.

§ 1 . Le protosulfate de fer (1230), employé comme agent révélateur.

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