‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 105 sur 570 · BALANCES · texte numérisé non relu

BALANCES

SOUS de cette arête, sinon le fléau ne pourrait prendre un état d’équilibre stable, et la balance serait dite folle.

U. La balance doit être très-sensible, c’est-à-dire osciller pour de très-petites différences de poids dans les bassins, ce qui exige une grande mobilité dans le fléau. C’est pour cela qu’on le fait reposer sur deux supports en agate ou en acier bien trempé-et poli pour diminuer le frottement.

§ 3. En général, la balance est d’autant plus sensible, que les bras du fléau sont plus longs, que le fléau est plus léger (aussi, depuis la découverte de l’aluminium^ s’en sert-on beaucoup pour la construction des fléaux) et la balance moins chargée , que le centre de gravité du fléau est plus près du couteau, et enfin que l’aiguille qui marque les oscillations est plus longue.

§ 4. Quoi qu’il en soit, on peut obtenir des pesées exactes avec une balance dont les bras sont inégaux. La méthode employée pour obtenir ce résultat se nomme méthode des doubles pesées. Borda, physicien français, mort en 1799, en est l’inventeur.

On place dans un des plateaux le corps dont on veut connaître le poids, et on lui fait équilibre dans l’autre avec de la grenaille de plomb ou du sable. On enlève alors du premier plateau le corps à peser, et on le remplace par des grammes et des subdivisions de gramiïie jusqu’à ce que l’équilibre se rétablisse. Le poids obtenu ainsi est exactement celui du corps , car dans cette double pesée le corps et les poids agissent tour à tour sur le même bras de levier pour faire équilibre à la même résistance.

Dans la figure 22, le point G représente le couteau sur lequel repose le fléau auquel est adaptée une aiguille O G qui oscille avec le fléau et qui indique que la balance est ou n’est pas en équilibre. O est un arc gradué.

BAUTUM.

La figure 24 représente la série des poids depuis 1 gramme jusqu'à 500 grammes.

§ 3. La figure 23 est celle d'uue balance à fléau articulé inférieur, qui est plus moderne et offre Tavantage que les bassins ne sont pas munis de cordes, chaînes ou autres moyens de suspension : ils reposent directement sur des croisillons qui terminent lès bras du levier-fléau.

Cette balance, moins sensible que l'ancienne, porte le nom de BobervaJ, son inventeur. La grande quantité de frottements que doivent vaincre les corps par suite des pièces nombreuses du mécanisme intérieur, rendent cet appareil moins sensible que la balance ordinaire bien construite ; mais pour des pesées nombreuses, répétées et approximatives, elles sont plus commodes.

Page 1