BLANC (Couleur). (Phys
§ 1. On donne la qualification de blanc à un corps dont la surface réfléchit les rayons lumineux sans les décomposer. Ce même corps paraît blanc ou sans aucune des couleurs primitives, parce que la réunion parfaite ou un mélange bien proportionné de toutes les couleurs, les fait entièrement disparaître.
§ 2. Toutes les surfaces blanches éparpillent donc la lumière et la réfléchissent sans la décomposer, et, phénomène bien remarquable, agissent de même sur la chaleur en s'échauffant moins que les corps de toute autre couleur. C'est pourquoi les corps blancs sont plus propres à nous garantir des ardeurs du soleil et à diminuer les impressions vives que les rayons calorifiques et lumineux pourraient faire sur nous, lorsque nous y sommes exposés.
§ 3. La surface sensible photographique reproduit le blanc avec sa couleur, que cette surface soit à base de potassium (1210) ou de cadmium (198); seulement, avec ce dernier, les teintes dégradées, c'està-dire de plus en plus mêlées de blanc, paraissent plus lumineuses, c'est-à-dire moins noires.
L'éclat des surfaces blanches dans la nature est souvent un obstacle difficile à vaincre pour le photographe, surtout si ces surfaces - sont au milieu de corps à teintes antiphotogéniques.
§ 4. Le meilleur parti à prendre, c'est de négliger l'appréciation du temps de pose par rapport à ces points trop lumineux, et de la prolonger assez pour faire venir les détails du corps dans Tombre, ou doué de couleurs difficiles à venir. Il arrive que la surface blanche donne une image solarisée, et par conséquent, plus transparente que nature.
Au positif, une légère teinte grise passe en cet endroit, et souvent harmonise beaucoup mieux l'épreuve générale qu'une teinte blanc cru que l'on eut dû obtenir pour être semblable au modèle.
§ 5. Dans l'obtention des portraits, les parties blanches demandent le même traitement. Souvent, pour les femmes, la différence qui