CALORIQUE LATENT. {Phys.). Y
§ 1 . Un corps ne peut passer de l’état solide à l’état licjuide, et de l’état liquide à l’état gazeux, qu’en absorbant, suivant sa capacité, une quantité plus ou moins considérable de calorique qui devient ainsi laieiit. Réciproquement, le même corps, en repass'ant de l’état gazeux à l’état liquide, et de ce dernier état à l’état solide, abandonne, dans cette nouvelle transition, tout le calorique latent qu’il s’était approprié dans ses premières transformations.
§ 2. En appliquant ces données à la distillation (514), on voit que, pour volatiliser un liquide, il faudra lui conununiquer non-seulement la chaleur exigée pour l’ébullition , mais encore tout le calorique latent nécessaire au dégagement de la vapeur. Ainsi, la quantité de combustible nécessaire à la distillation sera d'autant plus grande, toutes circonstances égales d’ailleurs, que la capacité de la vapeur pour le calorique sera elle-même plus considérable. Mais il sufiit ensuite de l’abaissement de la température pour condenser la vapeur et la ramener à l’état liquide. Dans ce retour, elle se dépouille de tout le calorique libre et latent qu’elle avait entraîné avec elle, et qui se dissipe par conséquent en pure perte.