‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 201 sur 570 · CHLORHYDRIQUE (Acide) = HCl. [Chim · texte numérisé non relu

CHLORHYDRIQUE (Acide) = HCl. [Chim

§ 1. La dissolution d’acide chlorhydrique dans l’eau est un des agents les plus employés dans les laboratoires photographiques, comme réactif des sels d’argent.

§ 2. Pour préparer cet acide, on place dans un gros ballon (143) parties égales de sel marin, chlorhydrate de soude (277) et d’acide sulfurique concentré (1380), auquel on ajoute le tiers de son poids d’eau. Ce ballon communique avec un premier flacon tubulé qui fait l’office de flacon laveur, et dans lequel se dépose l’acide sulfurique entraîné par le gaz; à la suite de ce flacon s’en trouvent deux autres plus grands, remplis d’eau aux trois-quarts ; les tubes qui amènent le gaz ne plongent que peu dans le liquide. La dissolution devenant de plus en pins dense à mesure qu’elle se concentre, les couches liquides supérieures sont toujours les moins chargées et, par conséquent, peuvent dissoudre rapidement le gaz.

§ 3. L’acide chlorh’j'drique du commerce est rarement pur, il contient presque toujours du chlorure de fer qui le colore en jaune ; il renferme aussi une petite quantité d’acide sulfurique (1380); on le purifie par distillation. Cette purification est importante pour les réactions des sels d’argent.

§ 4. L’acide chlorhydrique mélangé avec l’acide azotique (1002) donne un produit qui a reçu le nom à'eau régale (531), parce qu’il jouit de la propriété de dissoudre l’or (273 — 1025).

CHLOROBROMURE DE CHAUX.

Si l’on plonge nn métal dans l’eau régale il se dissout rapidement à l’état de chlorure, comme dans une dissolution concentrée de chlore, car ce métal rencontre dans l’eau régale, le chlore à l’état naissant, c’est-à-dire dans les conditions où la combinaison est le plus facilement faite.

§ 5. L’acide chlorhydrique étendu d’eau (20 gr. par litre d’eau) sert (d’après M. Legray) à ramener des épreuves d’une valeur trop intense, et à des tons jaunes très-brillants, en y trempant les épreuves après un séjour préliminaire dans i’hyposulfite de soude et le lavage à l’eau. Ce bain doit dégager de l’acide sulfureux qui se combine à l’oxyde d’argent de l’épreuve, pour former un sulfure d’argent (1375).

§ 6. Mais les tons jaunes, dont l’autour vante le brillant, ne sont pas goûtés du public, qui sait bien qu’ils sont l’indice d’épreuves peu solides et sulfurées. Ce virage a donc été abandonné, ainsi que celui que l’on obtenait au moyen de l’acide azotique (1002).

§ 7. On reprend aujourd’hui celui fourni par l’acide sulfurique, et je crois que c’est le même résultat qu’on obtiendra.

§ 8. Quoique, théoriquement, les épreuves ainsi obtenues ne puissent être solides, nous avons cependant, pratiquement, l’expérience d’épreuves qui, fixées ainsi depuis 10 ans, n’ont pas changé et sont encore aussi fraîches que le premier jour. Mais ce résultat isolé n’est qu’une rare exception sur les autres du même temps, et que le même procédé a dû détruire en grande partie.

L’explication de ce phénomène est difficile.

§ 9. L’acide chlorhydrique sert à former, avec l’acide azotique, le chlorure d’or, Au^ CP, employé pour le virage des épreuves positives.

§ 10. L’acide chlorhydrique peut dissoudre 1/200 de son poids de chlorure d’argent (262) ; étendu de 2 fois son poids d’eau, il peut en retenir en dissolution encore plusd’t/600 de son poids. Cette propriété ne doit pas être négligée lorsqu’on se sert de cet acide pour précipiter l’argent dans le traitement des résidus.

Page 1