‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 227 sur 570 · CHOIX DU PAPIER (Phot.). V · texte numérisé non relu

CHOIX DU PAPIER (Phot.). V

§ 1. Il existe clans le commerce diverses qualités de papier susceptibles de donner de belles images. Mais il faut le choisir suivant qu"on veut obtenir des épreuves négatives ou des épreuves positives, parce que répreuve négative doit être pure et puissante par transparence, tandis que ces qualités ne doivent être qu'à la surface dans les épreuves positives.

§ 2. La beauté du négatif dépend de la finesse des détails, de l'homogénéité des teintes et de la pureté des images. Or, si le papier est grenu, si la texture est inégale, et s'il n’est pas pur, il est évident qu'on ne pourra jamais obtenir un beau négatif. Le papier dont on doit se servir sera donc choisi en iransparence avec le plus grand soin.

Le papier négatif ne doit être ni trop épais, ni trop mince : trop épais, il faut un temps très-long pour les préparations et ensuite pour le tirage des positives ; trop mince, la feuille est presque toujours criblée de petits trous qui se traduisent en grenu (762) lors du passage de l'épreuve à l'acide gallique (721). Le papier à la rame est le meilleur, il doit présenter une texture très-unie, comme une glace finement dépolie, être exempt de taches grasses qui se reproduiraient dans le négatif, et de points de métal, de paille, de fil, etc.

11 est rare que dans le meilleur papier négatif, les feuilles entières puissent être toutes utilisées : il faut mettre à part les types rares qui sont dans ce cas, et découper, dans les autres, les meilleures parties, p(^ur s'en servir au besoin.

§ 3. Le papier positif, lui, est plus épais : on le choisit ordinairement de 8 à 9 kilos la rame ; il est important que des traces de fer ne s'y trouvent point, parce qu elles se traduiraient par des étoiles blanches.

§ 4. L'encollage qu'il reçoit à la fabrique influe beaucoup sur le virage (1498) de l'épreuve qu'il porte. Les papiers français et allemands sont encollés à l'amidon et virent facilement aux tons bleus noirs très-riches.

§ 5. Les papiers anglais, beaucoup plus homogènes comme pâte, et plus épais comme texture, sont encollés différemment, et probablement acides, ce qui fait un virage rouille ou brun assez chaud de ton, mais qui ne rentre pas dans les habitiides des tons demandés aux épreuves photographiques.

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