CIRAGE DU PAPIER NÉGATIF
Il faut éviter les soulèvements de la cuvette intérieure par une ébullition trop forte.
[b] . On a placé dans la cuvette intérieure quelques morceaux de cire blanche (295) épurée, de manière à avoir environ 0“.01 en épaisseur de cire fondue formant un bain dans lequel on plonge la feuille de papier. Après l 'd'immersion, on la retire et on la laisse égoutter le plus possible.
(c) . Lorsqu'on a imprégné la quantité de feuilles qu’on juge nécessaire, en rajoutant au fur et à mesure des morceaux de cire, on procède à l’enlèvement de l'excès de cette cire, opération que l’on nomme le décirage dii papier, et qui se fait de deux manières :
1® On prend deux feuilles de papier buvard entre lesquelles on place alternativement une feuille de papier ciré et une feuille de papier non ciré, en sens opposé, c'est-à-dire que les angles opposés de deux feuilles non cirées se trouveront en contact avec les angles où se trouve l'excès de cire. Dès que l'on a environ 20 feuilles placées de cette manière, on passe sur ce papier un fer à repasser, chauffé à + 100®. 11 faut éviter de faire jaunir la cire par une chaleur trop intense, car la feuille jaunie ne pourrait servir.
2® On remplace le fer chaud par un rouleau cylindrique en ferblanc creux, et dans lequel on introduit de l'eau bouillante. On chauffe ainsi les feuilles renfermées dans le buvard*, et on les enlève une à une. Do cette manière, l'excès de cire s'infiltre dans le papier non ciré; on termine en remettant le papier ciré déjà dégorgé dans de nouvelles feuilles de buvard, et on l’échauffe encore pour que le décirage soit complet. Il faut qu'en regardant le papier au jour frisant sa surface, on n'y voie aucune tache luisante. En transparence, la couche de cire doit présenter une parfaite égalité.
§ 3. Cirage a la plaque. — On peut encore se servir pour le cirage du papier, d'une plaque de doublé d'argent que l'on chauffe à la lampe à alcool (868), et sur laquelle on promène un morceau de cire vierge (295) qui fond. Dès que la couche est bien égale, on y place le papier que l'on fait adhérer au moyen d'une carte. La feuille étant bien imprégnée de cire, on l'enlève pour la placer entre quelques feuilles de buvard que l’on chauffe au fer pour enlever l’excès de cire. Il n’en doit rester que dans la texture du papier, dont la surface présentera l'aspect le moins gras possible.
§ 4. Le passage au bain d'iodure de potassium (848) enlève au - papier cet aspect, par une espèce de saponification de la cire. Si la feuille est épaisse, elle doit séjourner plus longtemps dans oe bain pour que la décomposition de la cire soit complète dans l'intérieur. Cette saponification décomposant une petite partie de l'iodure de potassium dont la potasse se combine à la cire, l'iode^ devenu libre, donne au papier une teinte violette due à l'iodure d'amidon formé dans l'encollage; cette coloration disparaît dans l'acétonitratè d'argent, parce que l'iodure d'amidon est décomposé et produit de l'iodure d'argent.