‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 239 sur 570 · CIRE = 9(C38 m 0^) + OK {Chim · texte numérisé non relu

CIRE = 9(C38 m 0^) + OK {Chim

§ i. L'étude des cires en général est une des moins avancées de la chimie organique; cela tient à ce que les substances organiques dans lesquelles la condensation moléculaire est considérable, ont généralement un mode d'affinité douteux, et leurs combinaisons ellesmêmes sont rebelles aux réactifs les plus énergiques. 11 semble, par la composition des cires, dans laquelle le carbone possède un coefficient très-élevé, qu'on doive les rapprocher des corps gras et des alcools.

§ 2. Les cires ont une double origine, animale ou végétale. Parmi ces dernières, peu ou point d'essais ont été faits, sous le rapport des applications photographiques. Celle des abeilles, seule ou décomposée, a été jusqu'à présent employée, non sans mécompte , car, soit impureté de la cire du commerce, soit difficulté d'en imprégner mécaniquement le papier, on n'arrive pas toujours à un résultat satisfaisant.

§ 3. La cire des abeilles que l'on trouve dans la ruche et que l'on fait fondre dans de l'eau où elle se lave, est une substance jaune, dent l'odeur rappelle celle du miel; pour les usages photographiques, il faut qu'elle soit d'abord blanchie, c'est-à-dire décolorée au moyen de l'exposition sur un pré, ou par l'application du chlore (252) ou des chlorures.

Dans cet état, elle est blanche et translucide sur ses bords, elle n'a plus d'odeur et pas de saveur. Elle pèse 0,960 environ, elle est dure et compacte à 0®^ malléable à -|- 30®, et liquide à -j- 68®.

§ 4. L'alcool (68) bouillant la sépare en trois substances : 1® la myricine, partie insoluble ; 2® la cérine, soluble à chaud , déposée par l'alcool froid en petites aiguilles très-fines; 3° la céroléine (216), soluble dans l'alcool refroidi.

§ 5. La cérine compose la majeure partie de la cire, de 70 à 90 0/0; sa formule atomique est 0^. Si l'on rapproche cette formule

de celle de l'acide stéarique 0^, la cérine se trouve l'aldé-

hyde de l'acide stéarique, c'est-à-dire qu'il existe entre ces deux composés les mêmes relations qu'entre l'aldéhyde (73) et l'acide acétique (19) :

H* O® et O*

La céroléine n'y existe que pour 4 à 5 O/q; celte dernière substance,

CITRÈNE.

dont la formule est 0^, contient plus d'oxygène que la cérine

et la myricine. C'est une matière très-molle, qui fond à4- 28®5, est très-soluble dans l'alcool (68) et l'éther (657) froid, et rougit le papier de tournesol (216 — 1063 — 1432).

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