COLLODION MINÉRAL
substances, car son action sur le nitrate d'argent est presque nulle. On peut, de plus, le préparer promptement et le conserver pendant un temps indéfini.
11 coule bien sur la glace, sèche rapidement et donne une épreuve pure sur une glace qui n'est pas rigoureusement nette.
§ 3. Ce nouveau subjectile permet en outre d'obtenir un négatif en un temps moitié moindre qu’avec tout autre collodion sec. Cette augmentation de sensibilité est due à la pureté de la pyroxyline que rien ne décompose et à la constitution moléculaire de la couche.
§ 4. Le développement de l'image est la seule opération qui offre de la difficulté. 11 faut employer l'acide gallique (72t),'et le développement dure au moins une heure. On peut, au besoin, faire apparaître l'image au moyen du sulfate de fer (1366), et lui donner de l'intensité avec l'acide pyrogallique (1239).
§ 5. Toutes ces expériences ont été faites avec une espèce particulière de pyroxyline préparée avec du coton à une température de + 75® cà + 80® centigrades, au moyen de ;
Acide sulfurique (1380) 3 part, en vol. (P. s. = 1.84).
Acide nitrique (1002) 1 — (P. s. = 1.45).
Eau 3/4 de partie. ' *
§ 6. Pour préparer le vernis subjectile, il faut dissoudre :
Caoutchouc pur, en feuilles ou en blocs (205 ter) O&r.ô
dans :
Benzine (152) .' 100
avec ou sans chaleur. On l’étend sur la glace, et quand il est sec, on l'expose au feu pour faire partir l'excès de benzine, sans quoi l’éther aurait son action dissolvante sur le caoutchouc.
§ 7. L'ioduration du collodion se fait avec la solution pour positifs.
formée de :
Bromure quelconque (192) Ogr.7
lodure quelconque (853).. . 2.20
Alcool à 40o (68) 120
On lave les glaces sensibilisées à l'eau distillée, à laquelle on ajoute un peu d'acide acétique pour augmenter les propriétés conservatrices * de la couche.
313. — COLLODION MINÉRAL : (Garneri, 1861). (Phot.). V. 1324.
§ 1. Cette méthode consiste à enfermer l'iodure d'argent (837) ou substance sensible, dans une couche très-mince de silice, corps extrêmement stable.
Pour obtenir ce résultat, on ajoute à une solution convenablement étendue de silicate de potasse ou de soude, une autre solution aussi étendue au degré voulu, d'acide hydrofluosiiieique pour rendre le liquide parfaitement neutre au papier de tournesol (1045). Il se forme un précipité d'hydroüuosilicate alcalin qui flotte dans le liquide alors composé d'une solution aqueuse de silice parfaitement fluide pendant
COLLODIOX NÉGATIF.
quelques minutes ; on ajoute quelques gouttes d^une solution d'iodure (alcalin ou métallique), on agite le mélange et on filtre,
§ 2. On obtient ainsi une solution de silice iodnrée dont on peut couvrir les glaces, à peu près comme avec du collodion. On les place ensuite horizontalement. Elles sont bonnes à être employées quand le liquide a pris la consistance de gelée ferme.
§ 3. Sensibilisez, exposez, développez et fixez comme avec le collodion humide.
Cependant, la glace, une fois sensibilisée, peut être séchée et gardée dans l’obscurité, jusqu’à ce qu’on veuille opérer.
§ 4. Ce procédé, à l’état d’essai, demande à être expérimenté, mais présente certainement le point de départ d’une voie nouvelle et fé'conde.
Beaucoup d’autres substances, et a,vec des avantages divers, peuvent être substituées au collodion et à l’albumine aujourd’hui employés. L’idée-mère est formulée, c’est celle de créer de toutes pièces une feuille sensible sur un support, quelconque transparent; jusqu’à ce que nous sachions faire une feuille transparente elle-même et pouvant s’enlever et se détacher facilement du support où elle est faite.
Nous n’en sommes pas encore là.