j Ether à
( lodure d’ammonium (836) 5 gr.
! Collodion épais ou pharmaceutique 80 c. c.
Ether 120
Alcool à 38» saturé d’iodure de potassium
(848) 28 gr.
On peut remplacer cette quantité par 200 gr. de collodion dilué. ( Collodion épais ou pharmaceutique 80 c. c.
( Alcool à 40® saturé d’iodure d’ammonium. . 8 gr.
Si ces deux formules donnent un collodion trop lent, ajoutez : 2 gr. d'alcool, saturé d'iodure d'ammonium.
L'alcool à 38® dissout 5 O/o d'iodure de potassium.
^ L'alcool à 40® dissout 20 O/o d'iodure d'ammonium.
Il faut quelques heures pour faire les collodions n®* 2 et 3 ; au moins 2 jours pour le n® 1 ; filtrez avant de les employer.
[ Collodion épais 80 ) 200 c. c. de collo-
l Ether 120 ( dion dilué phot.
, ) Alcool à 38° saturé d’iodure de po-
Îtassium 15 gr.
Alcool à 40® saturé d’iodure d’ammonium 2
§ 4. La liqueur sensibilisatrice peut se faire au cadmium.
Dans :
Alcool à 40° 100 gr.
faites dissoudre :
Bromure de cadmium (185) 2 gr.
lodure d’ammonium (836) 1
lodure de potassium (848) 4
que l'on mélange à :
Collodion pharmaceutique 80 c. c.
Ether 130
Liqueur sensibilisatrice 24 gr.
1 2 heures avant de se servir de ce collodion, on peut ajouter 4 à 5 gouttes d'ammoniaque pure par 100 gr., pour lui donner une belle couleur blonde ambrée, le rendre plus fluide et plus sensible. 11 se conservera ainsi pendant 8 jours.
Avant de verser le collodion, époussetez la glace avec un pinceau en poil de putois, et préparez d'avance tout ce quhest nécessaire.
COLLODIO^J NÉGATIF.
§ 5. Le bain d'argent doit être neutre, à 5 O/q. Le coliodion, au sortir du bain d'argent, présentera une couleur opaline légèrement irisée, une teinte uniforme et sans tache, vu par transparence; s'il offre des irrégularités dans la couche ou des taches, mettez la glace au rebut, et ne faites pas l'épreuve.
§ 6. Pour collodionner, prenez la glace par un aifgle, versez le coliodion sur l'angle opposé en un petit filet continu et à 0®.03 du bord : faites un léger mouvement pour le faire venir vers la main gauche d'abord, vers le corps, puis vers le pouce gauche, mais sans le toucher^ puis vers l'angle droit.
Le coliodion doit y arriver vite, mais pas trop, car des moutonnages se produiraient. Il ne faut donner à la glace que la pente nécessaire pour l'écoulement continu et sans secousse du coliodion, dont on reçoit l'excédant dans le flacon.
On imprime, en même temps, un faible balancement de gauche à droite pour que le coliodion coule sans .se figer sur ses rides.
Relevez alors la glace verticalement, et quand la dernière goutte sera près de tom.ber, mettez à la cuvette horizontale en rejetant le bain à une extrémité, et le faisant revenir en. nappe continue (fig. 20, 21); au bout de 8" à 10", imprimez à la cuvette un léger balancement pour changer le contact du liquide et enlever plus vite l'aspect huileux.
§ 7. Laissez au bain 60" à 80", c'est un temps suffisant ; enlevez alors la glace par le coin sans coliodion, c'est le seul moyen de ne pas tacher le négatif.
Lorsque la couche est humide, plongée au bain, il se produit un iodure d'argent riche et parfait : cette humidité doit exister quand on développe ; il ne faut pas que la couche soit sèche, et que le dépôt boueux des acides ternisse le coliodion en s'y collant.
En été, quand le coliodion sèche vite, il faut se presser de mettre la glace au bain ; si le coliodion est trop dense et coule sur la glace avec difficulté, on y ajoutera quelques gouttes d'éther et d'alcool ioduré.
Si, au contraire, il est trop fluide, ajoutez quelques grammes de coliodion pharmaceutique et d'alcool ioduré.
Si, plongée dans le bain d'argent, la couche devient d'un blanc pâte de papier sans transparence, le coliodion est trop chargé d’iodure; dans ce cas, l'image se forme, mais elle disparaît au fixage ; si, au contraire, la couche est d'un bleu pâle, le coliodion manque d'iodure. Dans le premier, quelques grammes de coliodion pharmaceutique el d'éther, dans le second, quelques grammes d'alcool ioduré, rendront ces collodions très-bons.
11 faut toujours avoir sous la main deux flacons saturés, l'un d'iodure de potassium, l'autre d'iodure d'ammonium, car il est souvent nécessaire de remanier son coliodion.
§ 8. Quand on a beaucoup d’épreuves à faire, on verse dès le matin, en le filtrant, environ 50 gr. de coliodion dans chaque petit flacon à col rond qui sert à le répandre sur la glace. 11 en faut presque autant
COLLODION NÉGATIF
que de glaces à employer, car chaque flacon ne doit pas servir à plus de 2 glaces.
A la fin de la journée, on met ces fonds de flacon dans le flaconmère, en y ajoutant quelques grammes d’éther et d’alcool ioduré. Le lendemain, on filtre de nouveau et l’on retrouve ainsi de bon collodion.
Il faut que la gjace soit préparée dans une obscurité absolue, et à la lueur d’une petite lampe entourée de verre rouge (1471); que la glace soit plongée humide au bain d’argent; que l’appareil, disposé d’avance, reçoive la glace sensibilisée, et qu’elle soit, sans retard, soumise aux agents révélateurs.
On peut, quel que soit le collodion dont on se sert, d’après les formules suivantes, augmenter sa rapidité en l’additionnant d’une liqueur accélératrice (886).
§ 9. Pour les portraits dont la figure vient trop vite, on agite devant la tête, et pendant les derniers moments de la pose, un écran de velours noir, monté à l’extrémité d’une petite tige noire en bois ; de cette façon, on donne aux habits le ‘temps de venir à point, car la pose doit être plus longue pour eux, dans le rapport de 3 à 2 pour le visage.
§ 10. Pour le développement de l’image, préparez d’avance :
^ j Eau distillée 100 gr.
j Azotate d’argent 4
i Eau distillée 100 gr.