‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 257 sur 570 · COLLODION NÉGATIF : (Desprats). {Phot · texte numérisé non relu

COLLODION NÉGATIF : (Desprats). {Phot

§ 1 . Préparation du coton-poudre. L’auteur recommande de conserver le coton-poudre (716) constamment exposé à l’air entre quelques feuilles de papier buvard, condition qui, avec le lavage parfait, empêche la décomposition spontanée du pyroxyle.

Pour préparer le coton-poudre, non pas comme les photographes anglais, au moyen d’acides maintenus à une haute température, mais simplement au moyen de la réaction de racidc sulfurique (1380) or-

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dinaire sur Tazotate de potasse (995) pur, il suffit de donner au mélange d'acide et de sel une consistance sirupeuse.

Il faut immerger le coton avant la formation avancée du sulfate de potasse qui épaissit très-vite le mélange. On choisit le moment, car la transformation du coton en pyroxyle n'a lieu que par l'action de l'acide azotique (983) naissant. N'opérer que sur 3 à 4 gr. de coton qu'il faut tenir constamment couvert du mélange sirupeux, en le pressant de temps en temps au moyen d'un agitateur de verre (34).

§ 2. Préparation du collodion. Introduire 3 à 4 gr. de cotonpoudre dans un flacon contenant lOOgr. d'éther sulfurique (657) non rectifié; remuer de temps en temps, et au bout d'une heure d'immersion, la liqueur se divise, et le pyroxyle se dépose au fond du flacon sans être réellement dissous; versez alors quelques grammes d'alcool à 40° (68), le coton-poudre se dissoudra sensiblement. On active cette dissolution en ajoutant de l'alcool, mais la quantité de ce dernier ne doit pas dépasser le cinquième ou le sixième du poids de l'éther ; on laisse reposer 12 heures, et on décante.

Ce collodion sera trop épais ; on s'en assure, en en versant sur le bord d'une glace une petite quantité ; dès qu'il a pris, on cherche à l'enlever avec le doigt, ce qui permet, d'en apprécier l’épaisseur et de Juger de combien il faut la diminuer; ce que l'on fait en ajoutant de l'éther.

§ 3. Ioduration. On fait dissoudre un mélange par parties égales d'iodure de potassium (848) et d'iodure de cadmium (841) très-secs et très-finement pulvérisés, dans un flacon contenant 10 gr. d'alcool. On réserve un excès de sel.

L'ioduration du collodion sensibilisé doit se faire par tâtonnement.

On verse dans un certain nombre de centimètres cubes de collodion normal décanté, quelques gouttes d'alcool ioduré dont on retient le nombre. Si ce mélange n'est pas assez ioduré, on s'en assure en en couvrant une lame de glace que l’on plonge dans le bain sensibilisateur pendant 2'. La teinte de cette couche devra être opale bleuâtre; si elle est seulement bleuâtre, il n'y a pas assez d'iodure ; si elle est blanc mat, c'est qu'il y en a trop. On s'arrête au degré convenable et l'on marque les chiffres qui permettent de le reproduire pour ce pyroxyle particulier.

§ 4. Le collodion ainsi essayé et reconnu bon, on le laisse achever les réactions intérieures qui complètent ses qualités. Neuf, il donne une couche criblée de trous blancs et noirs^ ces piqûres proviennent de parties insolubles tenues en suspension : pour le purifier, il faut proscrire le filtre; le dépôt des parties insolubles doit se faire spontanément, et la couleur du collodion qui se modifie peu à peu, indique son degré d'épuration, et la marche des réactions qui s'y accomplissent. Le mélange est d'abord trouble et blanchâtre, il s'éclaircit peu à peu, devient un peu jaune, et au bout de 24 heures, sa couleur est comparable à celle de l'huile d'olives, et sa transparence parfaite.

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Quelquefois, outre les impuretés, il se produit un dépôt farineux et blanchâtre qui est composé d'un précipité d'iodure de potassium de la dissolution alcoolique par Téther. 11 faut décanter, dissoudre ce dépôt avec un peu d'alcool et le réunir au mélange.

§ 5. Images heurtées. D'autresfois, l'épreuve est heurtée, les noirs sont intenses et les demi-teintes à peine marquées ; cela provient de ce qu'on a employé de l’éther à un trop haut degré.

En étudiant la structure intime de la couche sensible, on en déduit la cause de ce manque d'harmonie dans les images.

§ 6. La couche, dans les collodions les plus favorables, n'est pas complètement homogène. Elle est composée de deux parties distinctes et superposées. Tune adhérente au verre, l'autre superficielle.

La première n'est que du pyroxyle avec très-peu d'iodure; la deuxième est presque complètement composée d'iodure avec. très-peu de pyroxyle. Il faut alors modifier la constitution moléculaire du collodion.

§ 7. La résine (1285) que nous avons conseillé d'ajouter au collodion pour la voie sèche, fait disparaître ce dédoublement et le défaut qui en découle.

La résine donne à la couche supérieure plus de perméabilité, et elle procure un accès plus facile aux divers bains. On peut porter la quantité de résine de 1 à 2 gr. pour 100 de collodion prêt à servir.

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