COLLODION NÉGATIF A ARSENIC
connaisse la qualité de son collodion, il faut commencer par une trèscourte pose, car il peut donner une mauvaise épreuve à 30", et une magnifique à 2" seulement.
§ 8. Pour le- développement de Pimage, Pacide pyrogallique paraît préférable au protosulfate de fer. Versez la solution sur la plaque, faites-la couler dans le verre qui la contenait, reversez-la, et ainsi de suite jusqu^à ce que Pimage soit développée. Prenez :
Acide pyrogallique( 1239) 2 gr.
Eau 300
En Pemployant, il faut Pétendre d"une mesure égale d^eau. Cette solution ne se garde pas plus de 2 jours, et vaut mieux quand elle est faite de suite. 11 faut, après Pobtention de chaque négatif, laver à Peau distillée le verre à acide pyrogallique.
§ 9. Le protosulfate présente Pavantage d'étre amélioré et non détérioré par Pusage, et Pon peut y plonger la glace. On prend :
Protosulfate de fer (1230) 45 gr.
Acide acétique (19) 10
Eau 100
Acide sulfurique (1380) 2sr-50
Après que la plaque est sensibilisée, et surtout pendant le développement de Pimage, il faut bien se garder du jour dans le laboratoire, au moyen d"un rideau jaune (1471),* il ne faut pas même de lumière artificielle, sinon enveloppée de même couleur (862).
§ 10. Pour’ fixer, employez une solution saturée d'hyposulfite de soude (795) et lavez le négatif à grande eau. Séchez-le, mais pas devant le feu, et protégez la surface d"un vernis composé de 7gr.70 d'ambre (84) dissous dans 100 c. c. de chloroforme (257), où on le laisse pendant 2 ou 3 jours.
326. — COLLODION NÉGATIF A L'ARSENIC : (Kingley, 1859). {Phot.)
Sans avoir pu trouver la formule exacte de ce collodion, nous avons placé dans ce répertoire Piodure d'arsenic (839 bis) et le bromure (184 bis) qui ont dû servir à le former.
La grande instabilité de ces deux sels a pu fournir une liqueur sensible d'une grande rapidité.