COLLODION NÉGATIF PHOTOGRAPHIQUE
338. — COLLODION NÉGATIF photographique : (H. De La Blanchère, 1862). {Phot.)
§ 1. Nous avons expliqué qu’il fallait faire une provision de collodion pharmaceutique ou épais (310). Cette provision étant bien dé-
posée et décantée, on prend :
iCollodion pharmaceutique (310) 100 c.c.
Alcool à 40“ (68) 30
Ether sulfurique à 56® (657) 50
Le collodion pharmaceutique, abstraction faite du coton-poudre qu’il contient, représente :
Ether, 80 c c. -f- alcool, 20 c. c. = 100 coll. phar. nous ajoutons :
Ether, 50 c. c. -{■ alcool, 30 c.c. = 80 c.c. ce qui donne une proportion totale 'moyenne de :
Ether, 130 c. c. -f alcool, 50 c. c. = 180 c. c.
§ 2. Quelques jours avant la fabrication du collodion photographique, on a soin de préparer les liqueurs sensibilisatrices.
Après avoir abandonné cette méthode, pour adopter l’introduction directe des substances actives dans le collodion même, nous y revenons, parce qu’il nous semble difficile d’épurer le collodion des cristaux microscopiques en suspension dans cette liqueur visqueuse. Il faudrait un repos très-prolongé, et pendant ce temps, la qualité du collodion s’altère. Nous modifierons donc, au moyen du système des liqueurs en dissolution titrées, que l’on peut filtrer d’avance, et dont la nature se prête aux dépôts, la formule du collodion instantané que nous avons donnée dans notre Monographie du Stéréoscope (1861, page t95), et qui nous paraît la meilleure possible.
§ 3. Liqueur iodurée :
I Alcool à 40» 250 c. c.
lodure de potassium (848) 10
lodure de cadmium (841) 10
lodure d’ammonium (836) 10
Iode pur en paillettes (828) 2
§ 4. Liqueur brômurée :
I Alcool à 40» (68) 250 c. c.
Bromure de potassium '(191) 2 gr.
Bromure de cadmium (185) 2
Brômure d’ammonium (183 bis) 2
Ces substances seront mises dans leur dose d’alcool, bien broyées d’abord au mortier de verre (959), puis renfermées dans un flacon que l’on agitera pendant plusieurs jours de suite. On filtrera avec grand soin dans un autre flacon, que l’on étiquettera (659) et que l’on conservera pour l’usage.
Ces liqueurs se conservent fort longtemps sana altération.
COLLODION NÉGATIF PRÉSERVÉ
§ 5. Pour iodurer le collodion, on ajoutera, 24 heures avant de s’en servir, à la formule A (§ 1 , ci-dessus) :
Liqueur 1 25 c. c.
Liqueur B 25
Cette adjonction change définitivement la proportion des liquides et amène la formule générale à ceci :
Ether, 130 c.c. alcool, 100 c.c. = 230
339. — COLLODION NÉGATIF PRÉSERVÉ au Miel : (Laveine). {Phot.)
§ 1. Quand la glace sort du bain d’argent (132) ordinaire, on la plonge pendant un moment dans un bain de 1 partie de miel (933) et 4 parties d’eau; on la retire et on l’égoutte pour sécher.
§ 2. La durée de la pose est 3 à 4 fois la durée de celle du collodion humide. 11 faut laisser tremper la glace dans l’eau quelques minutes avant de développer.
§ 3. L’auteur emploie un bon collodion négatif en y ajoutant un peu moins d’éther (657).
340. — COLLODION NÉGATIF PRÉSERVÉ à l’Albumine diluée : (Grisler Lloyd, 1858). [Phot.)
§ 1 . On mélange et l’on bat comme à l’ordinaire :
Albumine (46) 100 gr.
Eau distillée 100
Ammoniaque (91) 1
On laisse reposer et on filtre dans un flacon contenant un fragment de camphre' (205).
§ 2. Lorsqu’on veut employer cette albumine, on l’étend de manière que les quantités ci-dessus occupent le volume de 1800 gr. à 2 litres.
Si l’albumine est dans un bon état de dilution, ce procédé réussit très-bien; trop concentrée, elle se coagulerait trop rapidement, et ferait des taches sur la glace.
§ 3. Pour les glaces stéréoscopiques, on opère de la manière suivante : quand on a enlevé la glace du bain d’argent, on la laisse égoutter quelques instants; on essuie le dos avec du papier buvard, en appùyant le bord inférieur sur du même papier. On pose alors la glace dans une cuvette, la couche sensible en dessus, et on y verse rapidement 50 gr. environ d’albumine diluée, en la faisant courir sur la glace pendant 2^ jusqu’à ce que, de claire qu’elle était d’abord, elle devienne laiteuse; on décante alors, on la remplace par de l’eau et on agite; on enlève la glace, qu’on lave au robinet, et l’on finit par la rincer avec de l’eau distillée.
§ 4. Les glaces préparées de cette manière sont très-sensibles. Le collodion doit être choisi aussi adhérent que possible.
COLLODION NÉGATIF PRÉSERVÉ
§ 5. Le développement s’obtient en mêlant^ sans alcool ni acide
acétique :
Eau distillée 100 gr.
Acide pyrogallique (1239) 0.3
Acide citrique (299) 0,15
Terminez à l’ordinaire.
341. — COLLODION NÉGATIF PRÉSERVÉ à l’Albumine miellée : (Mi-
GÜRSKl). {Phot.)
§ 1 . L’auteur recouvre son collodion, d’albumine très-étendue de :
Eau distillée 100 gr.
Miel blanc et pur (935) 5 gr.
La pose devient deux fois plus longue.
§ 2. Développement :
Eau ordinaire 200 gr.
Protosulfate de fer (1230) 10
Acide sulfurique (1280) 3 gouttes.
Acide nitrique (1002) 1 gr.
Pour ce procédé^ comme pour tous les autres à sec^ il est bon de border le collodion de cire (295).
§ 3. On conserve le collodion dans un grand flacon, où l’on reverse l’excédant de chaque opération : l’auteur recommande d’ajouter à ces restes: pour 100 gr. environ de collodion, 2 gouttes d’essence de roses (043), de jasmin ou de girofle.