COLLODION NÉGATIF RAPIDE : (Th. Woods, 1854). {Phot
§ 1. Prenez :
Sulfate de fer (1366). . 4 gr.
lodure de potassium (848) 2.5
Sel marin (1308) 0.6
Alcool (68) 100
Ether (657)., • 60
Eau fortement ammoniacale (91) 5 gouttes.
Pulvérisez les sels et mélangez-les bien en ajoutant l’alcool et l’éther, et enfin l’ammoniaque. Laissez le précipité se former.
Pour préparer la couche sensible, on mélange une partie de cette solution claire avec trois parties de collodion auquel on ajoute une solution concentrée du sel marin (1 308), dans le rapport de 1 de solution de sel pour 16 de collodion.
§ 2. Couvrez-en la glace et plongez-la 1' à 1' 1/2 dans un bain neutre d’azotate d’argent (983). On développe avec une solution faible de sulfate de fer (1366), et on fixe à l’hyposulfite de soude (795).
368. — COLLODION NÉGATIF SEC à la Colophane : (Peschard, 1860).
{Phot.)
§ 1. Prenez :
Ether (657) 60 gr.
Alcool (68) 40
Coton azotique (408) • 1.60
lodure de cadmium (841) 1.20
Bromure de cadmium (185) 0.2
Colophane pure (381) 1
Ne mettez la colophane qu’après le complète dissolution des sels. Le mélange fait, ajoutez 60 gouttes de la liqueur suivante :
Alcool (68) 20 gr.
Baume du Pérou liquide (149) 10
Laissez reposer deux jours et filtrez sur du coton.
§ 2. Sensibilisez les glaces dans un bain d’argent neutre à 8 O/o; lavez la plaque avec soin à un léger filet d’eau, et faites sécher sur du buvard dans une boîte garnie de papier noir et bien fermée. Ces glaces restent sensibles pendant plusieurs jours.
§ 3. Développez avec :
Eau de pluie filtrée 100 gr.
Acide pyrogallique (1239) 0.25
Acide citrique (299) 0.25
Alcool (68) 4
Avant de développer, mouillez légèrement la glace pour l’humecter partout, puis versez la solution ci-dessus à trois reprises différentes, et promptement, en en couvrant toute la surface de la glace. Ajoutez ensuite à la liqueur quelques gouttes de nitrate d’argent (983) à 4 O/o, et continuez à verser jusqu’à parfait développement.
COLLODION NÉGATIF SEC
§ 4. On peut développer quelques jours après l’exposition à la lumière.
§ 5. Fixez à l’hyposulfîte de soude (795) à 30 O/q.
L’exposition en plein soleil d’été est de 40", avec objectif pour vues stéréoscopiques.
369. — COLLODION NÉGATIF SEC au Vernis d’ambre : (Jouet). (Phot.).
§ 1. Prenez :
Ether (657) : . . 40 gr.
Chloroforme (257) 60 c.c.
Ambre jaune ou succin en poudre (84) 20 gr.
Filtrez, et mettez 4 c.c. de cette liqueur dans un flacon de collodion de 100 gr.
Ce collodion doit être très-chargé en éther, 85 à 90 O/q.
§ 2. Après avoir collodionné la glace, laissez prendre de l’adhérence à la couche pendant 60" à 80", puis la plongez au bain d’ar-
gent.
Eau distillée. . . .' 100 gr.
Nitrate d’argent (983) 8
Acide nitrique (1002) 1 c.c.
Lavez ensuite cette glace dans une cuvette d’eau distillée, jusqu’à ce qu’elle'ait perdu son aspect huileux. Laissez sécher à l’obscurité.
§ 3. La pose est trois fois plus longue que pour le collodion humide.
Avant de développer, lavez légèrement à l’eau filtrée, développez ensuite à l’acide pyrogallique (1239) additionné de quelques gouttes de nitrate d’argent.
§ 4. Fixez au cyanure de potassium ou à l’hyposulfîte de soude (795), vernissez.
370. — COLLODION NÉGATIF SEC : (H. De La Blanchère, 1857). (Phot.)
§ 1 . L’emploi du collodion sec a présenté beaucoup de difficultés. Les expérimentateurs ont suivi deux marches distinctes pour l’appréciation de ce procédé. — La première a été d’obtenir directement une épreuve sur la couche de collodion desséchée. Cette méthode, qui est la plus simple, a été abandonnée pour la seconde, qui consiste à couvrir la couche de collodion d’une matière qui lui .conserve une demihumidité.
Cette dernière méthode est plutôt applicable à l’albumine qu’au collodion. Avec un collodion convenablement préparé, la rapidité est égale à celle du collodion humide, et le collodion est supérieur à l’albumine, pour les épreuves de grande dimension, où l’on doit craindre des soulèvements toutes les fois qu’on opère (voir Monographie du Stéréoscope), même par le procédé Taupenot. Le grand défaut des nombreux collodions secs qui ont été essayés, est leur lenteur à fournir les images, les manipulations et les bains exceptionnels qu’ils exigent.
COLLODION NÉGATIF SEC
Celui que prépare cet auteur ne demande ni bains nouveaux, ni manipulations nouvelles. Enfin, c’est la rapidité exceptionnelle de ce collodion sec, qui en fait un produit vraiment utile. Les positifs à travers les clichés, sur ce collodion, se font instantanément à la lumière diffuse et en quelques secondes à la lampe. '
§ 2. Manière d’opérer : L’extension du collodion sec n’offre rien de difficile ni de nouveau pour les opérateurs habitués au collodion humide; elle s’opère de la même manière, en prenant soin que la glace soit parfaitement couverte à ses quatre coins.
On laisse prendre fortement la couche avant de la mettre au bain
d’azotate d’argent suivant :
Eau distillée 100 gr.
Azotate d’argent cristallisé (983) 6
Acide acétique cristallisable (19) 8
Collodion sec 2
Ce bain est filtré, et la glace y demeure 5'.
Au sortir du bain, il est important de laver parfaitement la couche sensible : on la passera dans plusieurs cuvettes d’eau filtrée, on se servira du jet du flacon laveur (689); enfin, on la couvrira d’une nappe d’eau distillée, et on la mettra à sécher debout sur du buvard, contre un mur.
Le but des lavages est d’enlever toute trace de nitrate d’argent libre à la surface ou dans la texture poreuse du collodion sensibilisé.
§ 3. Le temps de pose importe beaucoup : trop court, l’épreuve est incomplète ; trop long, l’image est grise et sans vigueur. En général, on doit faire attention que le collodion sec est au moins aussi sensible que le collodion humide bien préparé.
Au retour de l’impression lumineuse , on replonge la glace dans le bain d’argent, pendant 4' à 3', afin de la remettre dans l’état d’une couche humide, imbibée de la quantité d’azotate d’argent nécessaire au développement de l’image ; il faut égoutter avec soin, afin qu’il ne reste pas de nitrate ruisselant.
§ 4. On versera à sa surface le développement suivant :
Eau distillée saturée de protosulfate de fer
(1230) 50 gr.
Eau distillée 400
Alcool à 36o 25
L’image apparaîtra et se complétera au bout de quelque minutes ; il faut que ce développement soit abondant.
§ 5. On lave, puis on fixe au cyanure de potassium (456), à 2 pour 1000 d’eau.
On lave avec soin, et l’on renforce l’épreuve en projetant à la sur-
face de la couche :
Acide pyrogallique Ogr.50
Eau distillée 150
COLLODION NÉGATIF URANÉ.
Acide acétique cristallisable 6 gr.
Alcool à 36« ■ 5
En ajoutant de temps en temps quelques gouttes de solution de nitrate d’argent à 3 O/o^ on amène l’image au point d’intensité nécessaire.
§ 6. On peut la renforcer encore au bichlorure de mercure (157), ou au protochlorure de palladium (1225).
On lave avec soin, on gomme et on sèche : puis alors on vernit à la chaleur.
Pour plus amples renseignements sur les accidents qui peuvent arriver, voyez l’Ar^ du Photographe, 2® édit., par H. De La Blanchère, Paris, Amyot, édit.
371. __ COLLODION NÉGATIF SEC, simple : (Meline et Montreuil).
§ 1. On recouvre une glace propre (731) de collodion; on sensibilise, comme à l’ordinaire, dans un bain d’argent (132) à 10 O/o, contenant de l’acide acétique (19), et un peu d’acide nitrique (1002).
Après le bain, la glace est lavée à grande eau pour chasser tout le nitrate d’argent libre; on laisse sécher à Fobscurité. Si on veut s’en servir immédiatement, on la sèche à la lampe (868).
§ 2. Selon le temps plus ou moins clair et la qualité de l’objectif, la pose varie de 4' à 5' au plus, et au moins P.
§ 3. On développe l’image à l’acide gailique (721) ; elle vient seule, puis on lave et on fixe au cyanure de potassium (456), ou à l’hyposulfite de soude concentré (795).
' § 4. La réussite de ce procédé dépend entièrement de la constitution particulière de la couche.
. 372. — COLLODION NÉGATIF sur Mica : (Sutton, 1853). {Phot.)
§ 1 . Des feuilles de mica (932) ont été mouillées et fortement pressées sur une plaque de verre, pour les y faire adhérer parfaitement, puis séchées avec un linge et collodionnées (667), sensibilisées (1313), développées (489), et fixées (682), comme pour le verre. On obtient ainsi de très-bonnes épreuves.
§ 2. Le mica est transparent, léger, sans fragilité; son prix est minime, et il doit être avantageusement classé comme support de l’image photographique, entre le papier et le verre.
373. — COLLODION NÉGATIF URANÉ : (H. De La Blanchère). (Phot.)
§ 1. On peut dissoudre l’azotate d’urane (998) dans du collodion non sensibilisé. En prenant du collodion pharmaceutique (310), à 3 O/o de pyroxyle, on a une couche plus épaisse et une image plus intense. On laisse sécher le- collodion, sans mouiller, bien entendu, et on tire, par contact, des positifs d’une finesse admirable, qui s’appliqueront parfaitement aux épreuves stéréoscopiques transparentes.