AGRANDISSEMENT DES IMAGES
33. — AGRANDISSEMENT des Images photographiques : (Lerebours, 1853). [Phot.)
§ 1. Dès cette époque, ce célèbre opticien obtenait des épreuves positives qui n'avaient de limites comme grandissement que les dimensions des feuilles de papier du commerce.
11 est singulier, dans Thistoire de la photographie, de voir, tous les deux ou trois ans, cette même préparation et un appareil semblable revenir occuper les photographes comme une nouveauté.
Voici le procédé de 1853. 11 semble que nous répétons le procédé américain silouangé et si prôné en 1861, malgré l'imperfection égale de ses résultats.
§ 2. L'image négative doit être prise sur albumine (803) ou sur collodion sur glace (335). Sur cette image, on dirige au moyen d'un miroir, les rayons parallèles du soleil. Un appareil optique spécial amplifie cette image et la projette sur un écran placé à distance ; sur cet écran, est disposé le châssis renfermant la feuille de papier positif.
§ 3. La chambre noire (239) est ainsi supprimée, c'est l'appartement qui en tient lieu et qui permet le développement de la longueur de foyer nécessaire.
La lumière solaire peut être remplacée par la lumière électrique (903).
§ 4. Dès cette éjioque, l'inventeur n’attachait pas une grande importance à ce procédé, par ce fait que quand une image négative est amplifiée seulement 3 ou 4 fois, elle perd en netteté, en détails, une partie trè.s-considérable de sa valeur.
Effectivement, nous n’avons vu qu'une seule épreuve, faite par M. Bertsch, dans laquelle les détails agrandis avaient conservé une netteté suffisante. C'était une vue de l'Alhambra reproduite d'un négatif sur albumine pour stéréoscope.
34. — AGITATEUR. {Chim.). Ce petit instrument bien simple se compose d’une longueur indéterminée d'un tube de verre fermé à la lampe à ses deux extrémités, ou mieux d'une baguette de verre plein.
Ou a soin d'arrondir les bouts à la lampe (868) en les faisant fondre.
Ce petit appareil, inattaquable aux acides (22), doit toujours être tenu parfaitement propre, et dans un tiroir ou une boîte spéciale du laboratoire. 11 sert à tous les instants, à toutes les expériences, à toutes les préparations.
35. — AGITER les Epreuves positives dans le bain d'hyposulfite. {Phot.). V. 794, § 5, 6.
36. — A-JOURS dans la couche de Collodion. [Phot.). V. 6 — 117t.
37. — A-JOURS dans les Négatifs sur Verre, par crjstallisation de l'iodure d’argent; (Daunbach, 1861). {Phot.). V. 6.
§ 1. Une solution de nitrate d'argent (983) dissout l'iodure d'argent (837) en proportions qui varient avec l'état de concentration de la
ALBUMINAGE AU CROCHET.
liqueur et la température à laquelle se produit la saturation (1304). Ainsi^ quand une solution concentrée contenant beaucoup d^argent est chargée de tout Tiodure d'argent qu'elle peut dissoudre, et que la température vient à s'abaisser de quelques degrés, l'excès d'iodure correspondant à la différonce des deux températures, se dépose sous forme de cristaux adhérant aux côtés de la cuvette et même aux glaces, qui se couvrent de petits trous visibles après le fixage seulement. Cet accident se produit surtout pendant l'iiiver.
§ 2. Il faut, pour y remédier, filtrer la liqueur afin de séparer les cristaux d'iodure qui se sont déjà déposés ; ou bien, y ajouter une certaine quantité de nitrate d'argent au même titre, qui n'ait pas encore servi, et pourvu que cette solution ne soit pas saturée d'iodure d'argent, elle en dissoudra l'excès.