‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 300 sur 570 · COPAL TENDRE. {Chim.). V. 399 — 4484 — i · texte numérisé non relu

COPAL TENDRE. {Chim.). V. 399 — 4484 — i

§ 4. Le copal tendre de l’Inde provient de VHymenea courbaril, et se présente en larmes globulaires blanches, fusibles à -f- 100°, soluble à froid dans l’essence de térébenthine (644) et à peu près insoluble dans l’alcool anhydre (68).

§ 2. Le copal tendre d’Amérique, au contraire, est jaune pâle, d’éclat vitreux et d’odeur agréable; de plus, il est soluble entièrement dans l’alcool bouillant, et se dédouble dans l’alcool froid en deux résines particulières.

401 . — COPIE DE DESSINS PAR LES VAPEURS : (Niepce de St-Victor,

4847). [Phot.)

§ 4 . La reproduction des dessins au moyen de vapeurs de différentes substances donne lieu à des remarques intéressantes (390).

§ 2. Un papier préparé au chlorure d’argent (262) reproduit un dessin exposé quelque temps aux vapeurs du phosphore (1144). Ces vapeurs, qui sont condensées sur les traits du dessin, décomposent le sel d’argent et reproduisent le dessin en lignes obscures. 11 faut que la vapeur du phosphore agisse au moins pendant 3/4 d’heure sur le dessin, et que celui-ci soit maintenu en contact avec le papier sensible pendant 20'.

§ 3. Le chlorure d’argent qui n’a pas été décomposé est ensuite dissous par un bain d’hyposulfite de soude (795); on lave à l’eau pure et on obtient ainsi des épreuves fidèles, mais l’original est taché et perdu.

Un dessin exposé à la vapeur d’iode (828) pendant quelques instants, et pressé contre un papier collé à l’amidon et lustré, se reproduit facilement. Une seule exposition à la vapeur d’iode suffit pour plusieurs épreuves, mais elles ne se conservent pas, s’effacent avec le temps, et l’original est toujours un peu gâté.

§ 4. Les vapeurs de soufre (1341 bis), d’hydrogène sulfuré (787) et de chlore (252) donnent également des résultats satisfaisants : avec le soufre et l’hydrogène sulfuré, on emploie du papier sensibilisé au chlorure d’argent; avec le chlore, on se sert de papier collé à l’amidon et imbibé d’une solution d’iodure de potassium (848). Les noirs du dessin sont représentés en bleu, parce qu’au contact du chlore, l’iodure étant décomposé, l’iode mis en liberté colore l’amidon en bleu d’azur.

§ 5. On peut attribuer la cause de ces phénomènes à la plus ou moins grande affinité des vapeurs pour la substance qui forme les traits du dessin.

Ainsi, les gravures à l’encre d’imprimerie se reproduisent plus vite quand l’encre est fraîche que quand elle est sèche ou vieille. La re-

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