CRÉOSOTE = (Chim
§ 1 . La créosote s’extrait du goudron de bois et de l’acide pyroligneux.
Cette opération, longue et compliquée, se fait en distillant le goudron de bois jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une masse poisseuse. La liqueur se partage en trois couches ; la créosote se trouve dans la couche supérieure. On la sature par le carbonate de soude, on décante l’huile qui surnage et on la distille de nouveau ; les premiers produits sont rejetés, mais on distille encore l’huile plus dense que l’on recueille. On agite alors cette huile avec une faible dissolution d’acide phosphorique; on la lave jusqu’à ce qu’elle n’abandonne plus d’acide, et on la traite par une lessive alcaline.
§ 2. La créosote abandonne l’huile et se dissout dans la liqueur alcaline. On sépare et on la laisse à l’air, qui oxyde une substance se colorant fortement. On distille encore, après saturation par l’acide phosphorique. La créosote se volatilise et se^dépose en couche huileuse.
§ 3. C’est un liquide incolore, huileux, d’une odeur pénétrante et désagréable, d’une saveur âcre et brûlante. Elle cautérise les tissus organiques, coagule l’albumine et prévient la putréfaction de la viande. Elle bout vers -f- 200° sans s’altérer. Insoluble dans l’eau, elle se dissout très-bien dans l’alcool (68) et l’éther (657).
§ 4. L’addition de cette substance, très-riche en hydrogène (786) et en carbone (210), peut activer les réactions réductives du développement de l’image. Mais il est probable que, comme antiputride, elle agit plus elTicacement pour la conservation de la substance organique à laquelle on la joint. •
L’effet de ces corps est jusqu’à présent fort obscur, et la quantité qu’il convient d’introduire dans les mélanges photographiques est toujours très-minime.
§ 5. Cette substance pourrait être remplacée, pour la coagulation de