‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 321 sur 570 · CUIR VERNI · texte numérisé non relu

CUIR VERNI

bien fluide, on y place un cylindre d’argile réfractaire chauffé au rouge-blanc et qui, étant plus léger que le mélange, ne s’y enfonce pas. On engage dans le vide du cylindre une barre de fer recourbée dont on appuie la tige sur un chevalet. Elle sert à agiter le cylindre d’argile dans tous les sens, afin de bien mélanger le liquide; les bulles de gaz disparaissent avec facilité, et le mélange devient parfaitement homogène.

Il faut répéter souvent cette opération pour que le verre atteigne sa perfection.

On enlève alors le cylindre et on laisse refroidir pendant 8 jours.

§ 6. Après ce temps, on casse le creuset pour en sortir la masse de verre, de la qualité duquel on juge en y taillant de petites facettes polies. On débite ensuite la masse en quantité plus ou moins grande de fragments, et on rejette les parties où se trouvent des défauts.

Les fragments irréguliers sont ensuite chauffés pour les ramollir, rassemblés en boule et placés dans des moules qui leur donnent la forme de lentilles. Enfin, on laisse refroidir lentement dans un fourneau à recuire.

§ 7. En accolant deux lentilles convenablement taillées, l’une de Crown et l’autre de flint-glass (691), on obtient, avons-nous dit, § 3, des lentilles achromatiques (21); c’est-à-dire que les images obtenues par ces lentilles sont dépourvues, sur les bords, des franges colorées (7 1 2) que présentent toujours les lentilles simples.

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