‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 327 sur 570 · CUVETTES HORIZONTALES. {Phot · texte numérisé non relu

CUVETTES HORIZONTALES. {Phot

§ 1 . Les cuvettes, comme l’indique le nom, sont des vases qui servent à contenir les liquides dans lesquels sont plongés les glaces ou le papier, soit en préparation, soit après l’exposition à la lumière ; en un mot, elles servent au lavage, en général, ou à l’application des bains.

Ces cuvettes ont nécessairement pris la forme des lames dont on se sert en photographie et qu’elles doivent contenir. Elles sont rectangulaires et faites en différentes substances, que nous allons examiner successivement.

§ 2. Les cuvettes en gutta-percha (448) sont d’un emploi facile et peu coûteux ; elles ne sont pas fragiles et n’ont à craindre que la chaleur peu élevée (-f- 40°) qui suffit à les ramollir et les déformer. On

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s’en sert avec avantage pour tous les bains dans lesquels il n’entre pas d’argent, tels que les bains de cyanure de potassium, hyposulfite, eau, etc. Mais aussi on doit craindre de les laisser exposées aux rayons solaires, dont la chaleur suffit dans beaucoup de cas pour les déformer. Leur emploi serait impossible dans les climats très-chauds.

La construction de ces cuvettes est des plus simples, et chacun peut en faire suivant ses besoins.

On les fait en coupant, aux dimensions voulues, des feuilles de gutta-percha (765) au moyen d’une pointe tranchante (1190); on en replie les bords AB, CD (fig. 86), et l’on colle les angles ABCD, en ramollissant la matière, au moyen de la chaleur d’une lampe ou d’une lame de fer chauffée modérément.

La couleur brun-noir des cuvettes en gutta est souvent un obstacle à leur parfait nettoyage ; le précipité qui peut exister à leur surface ayant la même couleur. On assure un parfait nettoyage par l’application d’acides énergiques appropriés, et que l’inaltérabilité de la gutta permet d’employer.

L’action réductrice de cette substance doit la faire rejeter de l’emploi pour les bains développateurs où se passe déjà une action semblable, et pour les bains argentiques, dont le métal est partiellement amené à l’état métallique.

§ 3. Les Cuvettes en 'porcelaine sont généralement employées pour les bains d’argent et d’acide gallique ; elles ont l’avantage de se nettoyer avec facilité, et de ne jamais altérer les matières que l’on em-

Fig. 87.

ploie en photographie. Elles ont cependant plusieurs inconvénients : leur prix considérable, leur fragilité, le peu de planimétrie de leur surface, la difficulté de les couvrir exactement, parce que les bords sont toujours plus ou moins gondolés. Elles demandent, par suite de la non rectitude de leur fond, des bains plus considérables.

Et, cependant, pour les usages fixes du laboratoire, et quand leurs

CLVETTES HOH[ZONTÂLES.

dimensions n’excèdent pas 30 c. à 40 c., elles sont extrêmement usitées et d’un bon emploi.

§ 4. Les cuvettes en verre et bois ont été construites pour remédier en partie aux défauts signalés dans celles en porcelaine et garder leurs qualités. Elles peuvent servir pour tous les bains, même ceux d’argent.

Fig. 89.

Elles sont construites au moyen d’un cadre en bois ABGFD, dont les bords peuvent être très-hauts BG ; on adapte au fond une plaque de verre fort H, que l’on y colle avec la glu marine (733) et au moyen d’une épaisse solution de gomme-laque dans l’alcool. On enduit le bois de plusieurs couches, et l’on vernit de même les bords du verre, pour éviter les fuites.

On peut aussi employer la cire fondue au lieu de la gomme-laque ou de la glu marine ; mais, au bout de quelque temps, il se produit des suint emetits du liquide à travers la cuvette.

Quelle que soit la matière agglutinante employée, il est bon de garnir les bords B G, AH, DE de la cuvette, à l’intérieur, de lames de verre fort, collées sur toute leur surface. De cette façon, quand les joints sont bien faits, on possède un vase parfaitement étanche, inaltérable, à surfaces planes, et se fermant facilement par une glace posée dessus.

Ces cuvettes périssent par l’action désaggrégeante des bains, qui mouillent peu à peu les bords en bois et les surfaces extérieures, .malgré la couche de vernis à la gomme-laque dont. on les revêt, et qui se détruit à la longue.

Il reste, comme inconvénient, leur prix et leur fragilité. Elles se prêtent, au reste, aux plus grandes dimensions, avantage qu’elles possèdent seules, ainsi que celles en gutta soutenues par le bois.

§ 5. On se sert également, surtout pour les solutions d’acide gallique, de cuvettes en carton enduit de gomme-laque (738), dont le prix est très-modique et qui sont faciles à établir soi-même, avantage à considérer dans beaucoup de localités isolées.

On prend du carton Bristol ou de la carte blanche; on en re-

CUVETTES HORlZOxXTALES.

lève les bords, que l’on colle aux coins avec de la gomnie arabique. On plonge ce carton dans une solution de gomme-laque dans l’alcool ; cette solution doit être chaude. Lorsque le carton a été bien imbibé, on le retire pour le laisser sécher.

On peut également enduire d’une solution chaude de gomme-laque, étendue au pinceau, les faces de la cuvette en carton, et, en appliquant plusieurs couches successives, arriver au môme résultat. 11 est bon aussi de renforcer, à chaque coin, le collage à la gomme arabique par un point de couture en fil de fer, vers le bord supérieur. On vernit le tout fortement.

Les bains acidulés n’ont aucun effet sur cette cuvette, qui peut servir pendant longtemps, est presque aussi résistante que la cuvette en gutta-percha, et d’une grande légèreté.

Il faut, pour la transporter pleine, la mettre sur une glace ou une planchette, qui lui serve de support.

§ 6. D’après le système de M. Clément, on a construit également des cuvettes en étoffe imperméable ; elles sont pliantes, très-portatives et supportées sur un châssis en bois.

§7. Les cuvettes en verre, moulées (Dances, 1858), ont été construites avec une profondeur de 0*”.02, et peuvent contenir une glace de la grandeur des épreuves stéréoscopiques ordinaires. Le fond est plat, et, à chaque coin, se trouve une petite élévation, venue au moule, pour empêcher la glace portant l’épreuve de toucher le fond de la cuvette. On peut donc sensibiliser ou développer en tournant la face sensible au-dessous, c’est-à-dire vers le fond, ce qui empêche tout dépôt accidentel sur la couche. A l'un des angles se trouve une coulisse en gutta ou un fil d’argent plié, disposé de façon à soulever la glace sans introduire les doigts dans le bain.

La cuvette est recouverte d’un carton pour empêcher la poussière. Ces cuvettes peuvent servir à sensibiüser, développer et fixer, elles ne nécessitent que l’emploi d’une petite quantité de bain, et se nettoient avec la plus grande facilité, avec de l’acide nitrique étendu.

§ 8. Cuvette-plateau, système Brébisson. Ces cuvettes sont formées d’un plateau de verre double ou de glace , sur les bords duquel on colle une épaisseur ou deux de glace coupée en tringles étroites de 0“h01 à 0‘".02.

Le collage se fait avec de l’albumine battue et reposée servant à délayer de la chaux vive (248) en poudre. Ce mélange prend très-vite et exige une assez grande habitude pour que le collage, s’exécute bien.

La meilleure manière est d’enduire les deux parties et de les maintenir pendant quelques minutes sans remuer.

On peut également former ces plateaux, qui exigent peu de bain, en collant, sur les bords de la glace, des tringles de bois blanc. On fait ce collage au moyen de gomme-laque épaisse, dissoute à chaud dans l’alcool ordinaire. On vernit le bois avec la même substance, et la cuvette es! préparée.

On peut employer également le ciment (293).

CUVETTES \ERTICALES.

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