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DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS au Protosulfate de fer

dilué : (Aguado, 1858). (Phot.). V. 721. *

§ 1 . L’emploi du bain de fer seul produit souvent des négatifs mous et faibles, mais ce réactif présente l’avantage de la rapidité de la pose, de la propreté du développement, de la finesse du modelé, des détails dans les parties claires, et la pénétrabilité des noirs.

§ 2. Au lieu d’un bain, on peut employer la solution suivante :

Eau saturée de protosulfate de fer (1230). . . 100 gr.

Eau ordinaire 500

Acide acétique cristallisé (19). 20

Cette solution étant très-faiblement réductrice, peut être projetée à la surface de l’épreuve, sans enlever l’image à l’endroit où elle tombe. 11 est bon de se servir d’une assez grande quantité de liquide, parce qu’il ne se réduit pas entièrement par le mélange de l’argent ruisselant sur la couche.

§ 3. Si la pose a été convenable, on n’a pas besoin d’ajouter de nitrate d’argent (983), les noirs arrivent graduellement à leur maximum d’intensité, et les détails se révèlent dans les clairs sans pousser les noirs à l’opacité.

§ 4. Le fixage se fait au cyanure de potassium (436). Il faut observer que la pose à la chambre noire peut être abrégée ; ainsi un négatif-portrait peut être obtenu en 7" ou 8", avec un objectif double (1012), à l’intérieur d’un atelier.

§ 5. Si l’intensité du négatif n’est pas suffisante après la première projection du protosulfate, on peut laver et recommencer le traitement, mais cette fois en ajoutant quelques gouttes d’une dissolution à 4 O/o d’azotate d’argent cristallisé (983). On se sert pour cela du flacon à petit tube C, figuré à côté des flacons laveurs (689).

DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS

493. — DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS, CALOTYPE (Papier) ; (Talbot, 1841). {Phot.)

§ 1. Le papier négatif (1083)' nommé calotype, est placé dans la charnière obscure mise au point (947).

Si l’objet à reproduire est bien éclairé et si la pose a été longue, (jiiand on retire le papier de la chambre obscure, l’image est visible ; dans le cas contraire, le papier sort complètement blanc.

§ H. Pour développer cette image, prenez du gallo-nitrate (722), lavez-en complètement le papier ; tenez-le au-dessus, d’un feu doux, et au bout de quelques secondes l’image paraîtra. Les parties qui ont été le plus impressionnées seront noires ou brunes ; celles où la lumière n’a pas agi resteront blanches. C’est donc une image négative que l’on peut conduire à toute l’intensité nécessaire. Quand elle parait assez forte, on arrête en lavant et l’on fixe (680).

493 bis. — DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS SUR COLLODION par

l’acide gallique : (Gaudin, 1857). [Phot.). 190 bis — 1313 bis.

494. — DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS par l’Acide gallique et l’Acétate de plomb : (Franck de Villecholles, 1858). [Phot.) .

§ 1 . L’un des réducteurs les plus actifs peut être produit avec l’acide gallique (721) additionné d’acétate de plomb (12).

Le collodion, quel qu’il soit, est sensibilisé, et après une pose un peu plus courte que si l’on développait avec l’acide pyrogallique, on recouvre la glace d’une solution saturée d’acide gallique dans l’eau; quelques secondes après, on ajoute 5 à 6 gouttes d’acétate de plomb dissous à 6 O/o d’eau distillée.

§ 2. Le liquide réducteur devient blanc laiteux; on le reverse une deuxième fois sur la glace, l’image se développe dans son ensemble, et en quelques minutes arrive à l’intensité nécessaire.

495. — DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS par l’Acide tannique : (Lassimone, 1857). [Phot.)

§ 1. Les propriétés réductrices de l’acide tannique (1309) peuvent être utilisées pour le développement des épreuves négatives.

Si, après l’exposition d’une glace collodionnée et sensibilisée, on la recouvre d’une solution saturée d’acide tannique additionné de 1 0 O/o d’acide 'acétique (19), l’image n’apparaît pas immédiatement, mais peu à peu, et si l’on ajoute quelques gouttes de solution saturée d’acétate de plomb (12), l’image prend la vigueur désirable.

11 ne faut mettre que très-peu d’acétate de plomb, car on formerait un tannate de plomb trop épais pour être étendu sur la glace.

§ 4. Autre moyen.

Eau 100 gr.

Sulfate de fer (1366). 10

Acide tannique (1399) 10

DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS

On obtient par ce mélange nn liquide bleu-noir foncé, analogue à l’encre; traité par l’acide nitrique (1002), versé goutte à goutte, il redevient transparent. On lui ajoute 10 gr. d’alcool (68) et l’on obtient une solution révélatrice très-énergique, utile pour opérer instantané-

ment.

§ 3. Prenez :

Eau 1000 gr.

Acide tanniqiie (1399) 6

Acide gallique (721) 5

Acid« acétique (19) 30

Filtrez le tout. Quand la glace sort du châssis, versez sur la surface impressionnée, l’image commence à paraître.

Reversez dans un verre, et ajoutez 2 ou 3 gouttes de solution saturée d’acétate de plomb. Etendez ce mélange sans temps d’arrêt. L’image apparaît promptement et avec intensité.

Lavez alors et fixez comme à l’ordinaire. Quelque vieux que soit le collodion qu’on emploie, il donnera une bonne épreuve.

Quoiqu’on ne doive pas mettre trop d’acétate de plomb, il faut cependant qu’il se forme un précipité, car c’est lui qui développe l’image.

496. — DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS par l’Acide tartriqud. {Phot.) ^

§ 1. Employé en petite quantité avec le protosulfate de fer (1230), l’acide tartrique donne de l’intensité aux noirs, surtout dans le développement des négatifs sur papior.

Si le sulfate jaunit, on ajoute de l’acide sulfurique (1380) jusqu’à ce que le bain revienne à sa teinte.

§ 2. L’'acide tartrique peut remplacer avec avantage l’acide acétique (19) que l’on est forcé d’ajouter à l’acide pyrogallique (1239) pour conserver, sur les négatifs, la pureté des blancs. La volatilité de l’acide acétiqrue rend les taches inuninentes; l’acide tartrique est fixe.

Eau 400 gr.

Acide pyrogallique (1239) 1

Acide tartrique (1401) 1

Cette solution se conserve longtemps sans altération. L’acide citrique (299) se comporte de la même manière.

497. — DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS sur Collodion après application de la Glycérine : (Rodger, 1859). {Phot.). V. 377 — 378 — 735.

§ 1. La glycérine a été appliquée au procédé sur collodion sec, coulée sur la couche de collodion après le développement entier ou partiel de l’image négative. Cette substance conserve à la couche un degré d’humidité suffisant pour qu’au bout d’un temps fort long on puisse continuer le développement avec le sulfate de fer (1366). Opération difficile sous la tente (1409), à la campagne.

§ 2. Par ce procédé, il suffit de laver légèrement la glace et de la recouvrir d’un mélange d’eau et de glycérine ayant la consistance du

DÉVELOPPEMENT DES POSITIFS

collodion pour la conserver susceptible d’être développée après plusieurs semaines. Il vaut mieux peut-être commencer l’apparition de l’image sous le protosulfate, afin de juger du résultat obtenu et ne pas remporter une glace manquée. On interrompt le développement, on lave, on couvre de glycérine, et l’on reprend à loisir l’achèvement, le fixage et le renforcement.

§ 3. Au moment où l’on veut appliquer l’acide pyrogallique et le nitrate d’argent, il faut laver d’abord avec de l’eau, pour enlever la glycérine qui la couvre. Jusqu’au développement, il faut évidemment conserver ces glaces, impressionnées ou non, à l’abri de la lumière.

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