‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 395 sur 570 · ÉMAIL POUR POSITIVES VITRIFIÉES · texte numérisé non relu

ÉMAIL POUR POSITIVES VITRIFIÉES

538 — ÉLÉMI (Résine) = 0^. [Chim,]

§ \ . L’élémi est une résine cfui vient de l’Amérique du Sud, où on l’extrait de Vamyris elemifera.

L’alcool (68) la divise en deux principes, l’un soluble, l’autre insoluble. Celui-ci se dissout dans l’alcool bouillant et fournit une résine cristallisée.

Ces deux principes isomères ont pour formule : C^®

§ 2. Cette résine est demi-transparente, d’un blanc jaunâtre mêlé de points verdâtres; son odeur est agréable et analogue à celle du fenouil.

§ 3. On connaît encore une autre espèce d’élémi, c’est la résine élémi en pains. Cette sorte se présente en masses de 1/2 à 1 kilog., de forme triangulaire et enveloppées dans, une feuille de palmier ou de canne de l’Inde. Elle est molle, opaque, verdâtre et d’une odeur fenouillée très-prononcée. Primitivement considérée comme élémi faux, c’est la seule qu’on trouve actuellement dans le commerce, où elle sert à la préparation de certains vernis (1486).

On préfère l’élémi en gros bâtons blancs, un peu verdâtres; elle se bonifie et se durcit en vieillissant, et c’est seulement alors qu’il faut l’employer dans le vernis.

539. — ÉMAIL POUR POSITIVES VITRIFIÉES. (Phot.). V. 585, § 7 —

§ 1. On donne le nom d'émail à des substances vitrifiées ou vitrifiables, qui servent à colorer le verre, la porcelaine, les métaux, etc., et qu’on y fait adhérer par une température capable de les mettre en fusion.

§ 2. Les émaux sont composés : l®de substances colorantes, le plus souvent des oxydes métalliques ; 2® des fondants ou véhicules des couleurs, composés vitreux ou vitrescibles, par l’intermédiaire desquels on fixe les matières colorantes sur les corps. Ce sont ordinairement des silicates, des borates ou des borosilicates, unis en différentes proportions.

§ 3. L’émail blanc est un composé vitreux, d’une opacité plus ou moins complète, due à la présence de l’acide stannique ou de l’acide anthnonique.

On fait d’abord un alliage de :

Etain (649) 20 parties. ■

Plomb (1182) 80

Quand le métal est en fusion, on enlève l’oxyde qui recouvre la surface à mesure qu’il se forme ; lorsque toute la masse est convertie en oxyde, on continue la calcination pendant quelque temps, en remuant jusqu’à ce que tout paraisse bien homogène. On jette cet oxyde dans un vase contenant de l’eau, où on l’agite pour déterminer la séparation des grains d’alliage non oxydé, qui s’y trouvent mêlés et qui se rassemblent au fond.

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