ÉPREUVE NÉGATIVE. (Phot
§ 1 . La création de l’épreuve négative a été le point de départ delà photographie proprement dite; elle a différencié immédiatement ses procédés de ceux du daguerréotype qui l’avait précédée. ,
Dans les épreuves daguerriennes, la lumière des parties blanches du modèle agissant à un certain endroit de la plaque sensible dans la chamlu'e noire (239), modifie plus on moins profondément la constitution atomique de cette couche, eh lui donne la propriété de fixer d’autant plus de glolinles de mercure que l’impression a été plus puissante.
§ 2. Dans les noirs, aucune action n’a eu lien, aucune vapeur mercurielle ne se fixera.
Les blancs du modèle fourniront des blancs mercuriels, et les noirs du modèle, des vides'qne le poli de la surface fera paraître à la lumière réfléchie, d’autant plus complets qu’il sera plus parfait.
Dans les épreuves photographiques, l’effet se produit de même, mais la couleur de l’éprenvo développée est différente : au lien du blanc c’est du noir.
En effet, la feuille de papier on de collodion, on d’albumine négative, étant soumise à l’impression Inminense dans la chambre noire, les blancs du modèle impressionnent vivement un espace de la couche (jiii, sons la réaction du développement, se couvrira d’un noir d’autant plus intense que l’action aura été plus vive.
Les noirs, au contraire, n’ont pas fourni d’ébranlement moléculaire, leur place sur la couche sensible im se couvrira point de noir, ils resteront transparents.
ÉPREUVES NÉGATIVES
§ 3. Voilà la dilférence des deux épreuves bien tranchée. 11 est facile de penser, à présent, qu’au moyen de cette épreuve inverse, rendue inaltérable, on peut en obtenir indéfiniment de redressées.
Pour cela, il suffit de préparer un papier qui ait la propriété de noircir sous l’influence de la lumière, c’est le papier positif (1097). Qu’arrive-t-il alors ? qu’on lui fait parvenir l’action luminense à travers le négatif ; que les grandes parties noires de ce négatif protègent la surface, et l’empêchant de noircir, gardent des blancs; que les grandes parties transparentes du négatif font l’inverse, et laissant passer les rayons lumineux, produisent des noirs; le tout précisément placé comme dans la nature.
Un second avantage de ces épreuves, c’est de redresser par symétrie l’effet de renversement que produit l’objectif, et qu’on était obligé de corriger avec un prisme ou un miroir plan (941), pour les épreuves daguerriennes ; addition qui ne se faisait qu’aux dépens d’une perte de lumière assez grande, se traduisant, naturellement, par un allongement désagréable du temps de pose.
§ 4. Les négatifs, et mieux les positifs transparents, servent aussi de type aux gravures héliographiques (754), suivant que l’on prépare les plaques, lors du développement, par voie de dépouillement, ou au moyen des procédés de la galvanoplastie.