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ALBUMINE NÉGATIVE : (Desprats, 1855). {Phot

§ 1. Séparez avec soin dans des œufs frais, le blanc du jaune et du germe, mettez à part 100 gr. de cette albumine dans un plat large et

profond.

Dans :

Eau de pluie 60 gr.

Mettez :

lodure de potassium (848), à fondre 1

§ 2. D'autre part, mettez dans un petit flacon :

Limaille de fer line et récente 2 gr.

ALBUMINE NÉGATIVE

et lavez-la à Teau pure : jetez Teau, afin que la limaille reste seulement mouillée , puis mêlez-y ;

Iode pur (828) 0gr.50

réservez-en 5 à 6 centig. pour plus tard, mêlez la limaille et Tiode avec un agitateur (34). 11 se produit de la chaleur et bientôt un liquidé brun très-prononcé qui est de Tiodure de fer (844) avec excès diode. Ajoutez alors :

Eau pure 2 à 3 gr.

Si riodc n'était pas en excès et que la liqueur perdît sa couleur brune, on la lui rendrait au moyen des quelques centig. d'iode mis de côté. Filtrez.

§ 3. Mêlez cette liqueur à l'albumine, battez en neige et laissez au frais pendant 24 heures.

En battant, le mélange devient quelquefois verdâtre, puis il reprend la teinte brune. Mettez-le en petits flacons pleins et bien bouchés. Cette albumine se garde plusieurs semaines en été, et en hiver plusieurs mois.

§ 4. Pour nettoyer les glaces, on les trempe dans un bain de potasse caustique (1209) concentré. On peut étendre aussi à leur surface de l’acide azotique (1002) et le laisser agir 5' à 8'. La couche d'albumine une fois enlevée, on lave et l'on met sécher sur un angle. La glace étant sèche, on la polit au rouge d’Angleterre (1299) et à l'alcool (68), puis une seconde fois à sec et l'on essuie au coton.

§ 5. Les soufflures viennent, soit d'un nettoyage imparfait de la glace, soit d'un excès d'iodure dans l'albumine. La couche doit être unie et de même épaisseur, et la couleur brune de l'albumine aide à obtenir ce résultat, en mettant en dessous une feuille de papier blanc qui fait apparaître en brun foncé les bourrelets et redoublements.

§ 6. La chambre où l'on étendra l'albumine doit être balayée, arrosée d'avance et sans courants d’air qui soulèvent la poussière. On prend alors la glace sur le bout des doigts, on l'époussette légèrement avec un blaireau et l'on verse au milieu un excès d'albumine que l'on fait arriver aux bords par un léger balancement de la main ou au moyen d'une baguette de verre. On reverse alors l'excès d'albumine dans le flacon où elle était, doucement, pour éviter les bulles, et l'on ramène la couche de liqueur sur un des grands côtés inclinés à 45'*. Elle doit y former une nervure de 4 millimètres. On la ramène sur l'autre côté que l'on incline à son tour.

Au moyen de plusieurs balancements successifs, dont l’effet est de ramener alternativement l'épaisseur de l'albumine sur les deux côtés opposés dont on la tient de plus en plus éloignée à chaque oscillation, on finit par l'amener au milieu, mais très-amincie. Pour l'égaliser complètement, on imprime un léger mouvement giratoire, et elle s'efface.

Si dans le cours de cette opération, on aperçoit des bulles ou des poussières, on les enlève doucement avec un très-petit pinceau,

ALBUMINE NÉGATIVE

§ 7. Pour sécher, on place la glace sur un trépied de niveau (1387 5is) et on chauffe le dessous à la lampe à alcool (868) uniformément. On arrête dès que des vapeurs se dégagent à la surface; quand elles disparaissent, on chauffe de nouveau, mais doucement.

L'albumine se fendille. On diminue alors le chauffage, et la chaleur de la glace achève de faire fendiller la couche également partout; il faut seulement prendre garde de ne pas la faire exfolier par trop de chaleur. Lorsque la couche est refroidie, Thaleine projetée dessus efface les fendillements, et elle redevient unie. On applique le même remède toutes les fois que par une cause quelconque, courants d'air ou dessèchements, le même effet se produit.

Les glaces ainsi préparées se gardent plusieurs mois à l'ahri de la lumière et de l'humidité.

§ 8. La sensibilisation se fait au moyen de :

Azotate d’argent fondu (983) 10 gr.

Eau de pluie 100

et filtrez.

On peut partager ce bain en deux parties pour renforcer la première, quand elle devient noire et impropre à coaguler l'albumine, ce qui arrive assez vite. Mettez 1 centimètre de ce bain dans une cuvette et abattez doucement la glace par un des grands côtés. Nettoyez auparavant la surface du bain avec une feuille de papier buvaid. Cette opération a pour but d'enlever les réductions moirées (1259) flottant à la surface. Laissez au bain 90"; retirez, lavez à Veau de pluie 1'; égouttez sur du buvard double, par un angle. Exposez à la chambre noire, que la couche soit sèche ou 'humide, mais l'un ou l'autre, et non par parties.

§ 9. Temps de pose avec couche humide :

Objectif 1/1 double, diaphragmé 14““’., en

plein soleil CO à 90"

Objectif 1/2 allemand, portrait 10 à 15"

§ 10. Une faible solution d'acide gallique (721) appliquée pendant 1' avant l'impression lumineuse, enlève la sensibilité des glaces préparées d'avance; au bout de quelques jours, la sensibilité diminue et finit, après quelques semaines, par rester stationnaire.

§ 11. On développe l'image soit avec l'acide pyrogallique (1239), soit avec le protosulfate de fer (1230), mais l’acide gallique est préférable ; voici comment on opère dans ce cas :

Prenez une solution d'acide gallique faite depuis 24 heures, en assez grande quantité pour bien mouiller la glace mise de niveau, versez au milieu et étendez rapidement et uniformément avec un tampon de coton propre. Laissez la solution agir 10' en piomeiiant le tampon pour maintenir la couche bien humide, i; 12. En agis.sant ainsi et assez longtemps, l’image se développerait

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