CC
Cette solution A se fait à froid.
( Gélatine (723) 1 gr.
B. j Eau 30
( Solution saturée de bichromate de potasse. . 3cc-50
La solution B de gélatine doit être faite au bain-marie; quand elle est froide, on y ajoute la solution de bichrômate de potasse, on agite
le tout, et on filtre.
§ 3. Prenez alors :
Solution de gomme arabique A 11 parties.
— de gélatine B 5
Eau distillée 5
Pour'chaque 7 c.c. de ce mélange, 18 à 20 gouttes de sirop de miel formé par le mélange de volumes égaux de miel (935) et d’eau, bien filtré. Chauffez le tout doucement au bain-marie, agitez encore et filtrez à la mousseline fine.
§ 4. Le verre, l’opale, la porcelaine, en un mot, la matière sur laquelle on veut obtenir l’épreuve, doit être d’abord chauffée au feu; on y verse une quantité suffisante du mélange sensible, on égoutte, et on sèche encore au feu.
Sur cette surface sensible, on place une épreuve positive vigoureuse obtenue par un négatif sur collodion, sur papier, ou sur albumine, et l’on expose le tout aux rayons du soleil : 6' à 10' suffisent.
La plaque étant retirée de la lumière, on aperçoit à sa surface une épreuve négative que l’on transforme en épreuve positive au moyen des couleurs céramiques.
§ 5. La couleur que l’on choisit doit être réduite en poudre extrêmement fine ; il faut l’étendre à la surface de l’épreuve, sans frottement, au moyen d’un tampon de coton qui en soit assez chargé. La couleur adhère aux parties que la lumière n’a pas attaquées, et l’on continue jusqu’à ce que l’image soit aussi vigoureuse que possible.
L’épreuve se produit par la facilité avec laquelle les parties non insolées happent la poudre, tandis que celles qui ont subi l’action de la lumière ne la retiennent pas. L’image qui était négative disparaît sous la couleur appliquée, et forme une positive. •
11 reste alors à enlever le bichrômate de potasse modifié, et le bichromate non altéré.
ÉPREUVES POSITIVES COLORÉES
§ 6. A cet effet, on emploie de l’alcool (68) additionné d’un peu d’acide étendu.
On s’en sert soit en bain, soit en le versant à la surface de l’épreuve. Au contact de la plaque, il y a évaporation de l’alcool, il faut donc en ajouter de temps en temps pour maintenir cette liqueur dans ses conditions premières.
Après la disparition complète de la couleur brune du bichromate, on jette l’alcool acide, et l’on recouvre la surface d’alcool pur, deux ou trois fois, en employant chaque fois de l’alcool nouveau.
On peut dès-lors soumettre l’épreuve au feu, après l’avoir séchée rapidement, si elle a été vernie ou émaillée.
§ 7. Pour l’émailler, on la recouvre d’une solution de baume du Canada (147) dans l’essence de térébenthine (644), on sèche au feu jusqu’à. évaporation complète de l’essence, et l’on prépare un vernis composé de borax (i 82) et de verre, ou de borax, de verre et de minium (1031 bis).
On broie ces substances avec de l’eau, on les sèche, et on en étend la poudre sur la plaque au moyen d’un tampon très-doux, serré dans un cuir flexible.
La couleur rouge s’obtient par le protoxyde de fer (1130), provenant de la calcination du protosulfate (1230); il faut la laver plusieurs fois à l’eau.
La couleur brun foncé est due à l’oxyde de manganèse (914).
- Les autres couleurs sont celles employées par les émailleurs, on se les procure facilement dans le commerce (539).
586. — ÉPREUVES POSITIVES COLORÉES : (Testüd de Beaüregard, 1858). (Photochr.)
§ 1 . Si une glace préparée avec du collodion chloré est impressionnée par une image colorée, dans un espace de temps moindre c[ue pour une épreuve photographique, on obtient souvent un négatif dont les couleurs peuvent se révéler par des teintes légères. Cette épreuve, que l’on fixe au cyanure (456) d’argent, doit être séchée à l’obscurité, puis on l’expose au dégagement des vapeurs d’iode (828) légèrement chloré.
§ 2. Les couleurs prennent de l’intensité à ce moment, on arrête l’opération et l’on expose brusquement la glace à une forte lumière solaire. Peu à peu la glace se colore davantage, et elle peut rester sans danger à cette vive lumière.
Il pourrait arriver que la coloration devînt trop forte à l’action du soleil; il faut arrêter son action par des lavages au chlorure d’or acide (273), puis avec de beau.
L’auteur pense que ces images sont dues au mélange des rayons bleus dans toutes les couleurs.
587. -- ÉPREUVES POSITIVES de Couiturs diverses : (Niepce de St.- Victor). [Phot.). V. 802.
ÉPREUVES POSITIVES DIRECTES
588. — ÉPREUVES POSITIVES (Détails à faire venir). [Phot.]. V. 486.
589. — ÉPREUVES POSITIVES développées à l’Acide gallique. (P/io^.). V. 500 — 1116.