‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 418 sur 570 · ÉPREUVES POSITIVES DIRECTES sur Collodion ; (De Bré · texte numérisé non relu

ÉPREUVES POSITIVES DIRECTES sur Collodion ; (De Bré

bisson). (Phot.)

§ 1. L’emploi du collodion à l’iodure de fer (316 — 844), étendu jusqu’à la limite de résistance au bain d’argent, donne de très-beaux blancs et des noirs purs; tant que ces blancs sont légèrement gris, c’est qu’il y a trop d’iodure dans le collodion.

L’exposition doit être très-courte par une bonne lumière; à l’ombre, il suffit d’ouvrir et refermer l’objectif. Souvent même, on modère l’action de la lumière par des diaphragmes, car une pose trop longue donne des épreuves voilées.

§ 2. Le développement se fait au protosulfate de fer (1230), mais il ne faut pas y ajouter d’azotate d’argent (983), ni tenter de renforcer l’épreuve, elle prendrait une teinte cendrée.

Au sortir du bain ferré, le dessin paraît négatif sur la couche blanche du collodion, il doit être peu prononcé et ses contours à peine marqués. Les détails deviendront positifs et se découvriront lors de la fixation. Après avoir bien lavé la plaque, fixez à l’hyposulfite de soude (795) concentré, ou avec le cyanure de potassium (456) à 1 O/o d’eau qui produit les blancs plus beaux. Lavez ensuite et séchez debout à l’abri de' la poussière.

Si l’on sèche au feu ou à la lampe, il faut laver à l’eau distillée, car les sels alcalins de l’eau ordinaire forment un voile sur l’épreuve.

§ 3. On peut ensuite employer le bichlorure de mercure (157) : solution saturée dans l’acide chlorhydrique (254), 1 partie pour 6 d’eau. Mouillez-en l’épreuve, qui, de positive qu’elle était, disparaît d’abord, puis pâlit, et présente un dessin blanc très-délicat ; on lave, sèche et vernit (147). Si l’on plonge la plaque dans une solution faible d’hyposulfite de soude, l’image redevient négative et plus vigoureuse qu’avant.

§ 4. On obtient aussi les positifs' sur verre par le procédé Thornthweite. Etendez le mélange d’acide pyrogallique (1239) et acétique (19), employé ordinairement, et partie égale d’eau distillée, à laquelle vous ajouterez une petite quantité d’acide nitrique concentré (1002), 3 gouttes pour 8 grammes de l’acide pyrogallique étendu.

Fixez àl’hyposulfite de soude (795). Lavez, séchez et vernissez noir.

596. — ÉPREUVES POSITIVES DIRECTES sur Collodion, sur Toile cirée : (H. De La Blanchère, 1859). {Phot.)

§ 1. On opère directement sur toile cirée (1427), en en faisant adhé-

ÉPREUVES POSITIVES DIRECTES

rer un morceau sur une glace de la même grandeur, au moyen de quelques gouttes d’alcool (68). On collodionne (667) la toile cirée même, on la plonge au bain d’argent (132), avec la glace, comme on le ferait d’une glace seule, et on traite, du reste, les deux comme une glace ordinaire.

§ 2. Quand l’épreüve est fixée, on la vernit avec un vernis blanc mêlé de benzine (152). Si elle présente un aspect laiteux, ce qui arrive par l’excès d’iodure du collodion, on lui rend sa transparence par une couche d’éther rapidement appliquée à sa surface. 11 est inutile alors de la vernir ; elle ne s’altère pas même au frottement.

§ 3. La toile, certains papiers vernis (1038), le cuir (438), etc., se prêtent à ce travail, mais ces divers procédés sont très-peu employés et ne présentent pas de résultats artistiques.

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