‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 443 sur 570 · ÉTAT DE LOTOSPHÉRE. [?hot · texte numérisé non relu

ÉTAT DE LOTOSPHÉRE. [?hot

§ 1 . L’état de l’atmosphère exerce une influence assez grande sur les opérations photographiques. '

Si le temps est gris et brumeux, si les plans les plus reculés d’un paysage sont voilés par le brouillard, il est inutile de tenter une épreuve très-nette ; on n’obtiendra qu’un effet gris et brumeux, quelquefois remarquable et s’harmonisant bien avec les premiers plans d’un marais, d’une rivière, d’une forêt.

§ 2. Pendant les fortes chaleurs de l’été, le rayonnement terrestre donne aux objets une apparence particulière ; ils semblent agités d’un tremblement continuel, les lignes droites sont brisées et paraissent ramper sur l’horizon ; c’est un phénomène identique à celui que l’on

ÉTAT d"uN corps.

observe quand on regarde un objet à travers les vapeurs d’un fourneau allumé. C’est l’air échauffé qui s’élève.

§ 5. Plus on se rapproche de la terre^ plus cet effet est marqué : on conçoit sans peine que cette oscillation soit un obstacle au succès, et cependant nous devons avouer que nous avons fait quelquefois de bonnes épreuves sans nous en préoccuper. Il faut, dans ce moment-là, se placer le plus haut possil)le, pour dominer la couche d’air en mouvement.

On peut faire de bonnes épreuves pendant un temps d’hiver froid et sec, à moins que l’on n’opère sur plaque daguerrienne, qu’il faut refroidir à la température ambiante, afin qu’elle ne se couvre pas d’une vapeur humide.

§ 4. La lumière réfléchie par les nuages blancs est préférable au rayonnement direct du soleil.

Ces remarques générales sont applicables à tous les objets inanimés; toutefois, il faut les modifier dans certaines circonstances, que l’expérience indiquera mieux que les préceptes.

§ 5. Le paysage sera pris pendant un jour pur et calme; le moindre vent agite les eaux et les arbres, les premières perdent leur transparence sur l’épreuve, et les seconds forment des touffes sombres et cotonneuses qui nuisent à l’effet général.

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