FONDS RAPPORTÉS DES PORTRAITS. {PhoL). V
§ 1. Avec Pextrémité bien tranchante d’un canif ou la pointe à couper (1190), on découpe, sur un morceau de verre, une épreuve positive d’un portrait, très- exactement, en séparant entièrement le personnage du fond. On noircit ces deux patrons, et on ajuste avec soin le fond découpé sur celui du négatif, en le collant par les bords.
On obtient, par ce moyen, une épreuve positive dont le fond est réservé, ou blanc. On cache alors, sur la feuille positive, le personnage avec le patron noir découpé que l’on maintient dans un châssis spécial (244). On agite alors circulairement un tampon de linge, de papier, de coton, sur la glace extérieure, pour estomper le travail de la lumière et former une auréole lumineuse près de la tête du portrait ou autrement. Il faut, pour réussir aisément, éviter la lumière directe du soleil, qui produit un noircissement trop rapide et, par suite, difficile à conduire également.
§ 2. Si l’on désire un fond dégradé en teinte unie du haut en bas, ou diagonalement, on couvre la glace d’un carton que l’on retire d’un mouvement lent et continu, qui donne une première teinte ; on le replace, et par le même mouvement, on redonne une deuxième teinte en l’arrêtant à volonté, et ainsi de suite, renforçant les couches des teintes où l’on veut le foncLplus noir.