‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 477 sur 570 · FORMATION DE L’IMAGE Photographique. {Phot · texte numérisé non relu

FORMATION DE L’IMAGE Photographique. {Phot

§ 1 . Le mode de formation de l’image photographique a beaucoup intéressé le monde savant, aussi les théories n’ont pas manqué à ce sujet.

Quelques auteurs admettent que la lumière, en frappant Tiodure d’argent (837), ne le décompose pas, mais lui donne la propriété de condenser sur les plaques d’argent les vapeurs mercurielles, et de se réduire à l’état métallique lorèqu’oii le met en contact avec le sulfate de fer (1230), dans la photographie.

D’autres pensent, au contraire, que sous l’action de la lumière^ il y a décoHipositiou de l’iodure d’argent en sous-iodure, que le mercure

fORMATION DE l'iMAGE PHOTOGRAPHIQUE.

et les réducteurs rendent visibles. CTest donc ce point qu’il faut éclaircir.

§ 2. Si l’on se sert d’une glace enduite d’iodure d’argent à l’aide du procédé sur collodion (563), on peut suivre l’action de la lumière plus facilement que sur plaque. Ainsi, en exposant cette glace pendant 30' à l’action de la lumière, on voit l’image parfaitement formée sans intervention des vapeurs mercurielles (660) ou de l’acide gallique (721). Or, si la lumière fait subir à l’iodure d’argent une modification qui le rend visible, il y a lieu de croire à une altération.

Ce fait, rapproché de celui qui suit, nous amènera à déduire qu’il se produit évidemment une élimination de l’iode.

Si l’on expose, dans un vase de verre, du chlorure blanc d’argent (262) à la lumière, il noircit très-promptement, et le chlore (252) est mis en liberté. Il reste, pour résidu, du sous-chlorure d’argent formé de deux atomes d’argent pour un de chlore : donc, il y a eù élimination d’un atome de chlore.

§ 3. L’iode (828), de brome (183) et le chlore (252) se comportent presque toujours de la même manière, et l’on peut aisément s’assurer que la lumière, loin de communiquer une nouvelle propriété à l’iodure d’argent, l’altère complètement.

§ 4. L’iodure d’argent est un corps blanc jaunâtre, formé d’un atome d’argent et d’un atome d’iode : en exposant une lame de plaqué d’argent aux vapeurs d’iode, on produit cette substance à la surface de la lame métallique. De même, en immergeant successivement un papier dans une solution d’iodure de potassium et d’azotate d’argent, on la prépare encore, mais cette fois elle se trouve dans la texture du papier plutôt qu’à la surface.

§ 5. Quand une couche d’iodure d’argent est frappée par la lumière, elle se décompose, l’iode est éliminé, non pas en vapeur, mais il est simplement en liberté. Il .se forme alors un sous-iodure qui a acquis deux propriétés, à savoir : de condenser les vapeurs de mercure, de se réduire à l’état métallic|ue par le sulfate de fer (1230).

§ 6. Si on expose à la lumière del’iodure d’argent pur formé dans la texture d’une substance composée de cellulose, comme le papier, on remarquera que la lumière produit une image faible, et qui n’offre jamais la vigueur et la beauté des images obtenues par les procédés ordinaires. La cause est, que l’iodure d’argent pur est trèspeu sensible; il l’est beaucoup plus, au contraire, lorsqu’il se trouve en contact avec l’azotate d’argent (983).

Telle doit être, à peu près, la formation de l’image à la surface d’une lame métallique d’argent.

Voyons comment elle se forme dans les procédés humides où le nitrate d'argent se trouve en présence de l’iodure.

§ 7. En enduisant le papier d’une solution très-faible d’iodure de potassium (848), il est évident que dès qu’on sensibilisera le papier, il

FORMIATE D^ARGENT.

se formera une petite quantité d’iodure d’argent dans la texture du papier; malgré cela, l’image sera très-vigoureuse.

Si, au sortir du bain d’argent, on lave un papier sensibilisé ordinaire, et qu’on l’expose pendant 1' au foyer d’une chambre noire (221) à objectifs combinés (1012), on ne verra, au sortir de la chambre noire, aucune trace d’image sur la couche d’iodure d’argent, par conséquent, s’il n’y a pas eu altération chimique, on ne pourra pas, sans l’intervention de l’azotate d’argent, faire paraître l’image. Or, c’est le contraire qui arrive, et, une solution de sulfate de fer, versée sur la surface sensible, laisse voir par réflexion une image négative très-faible.

Il n’est d’ailleurs pas croyable que l’iodure d’argent qui est altéré par la lumière dans un temps donné, ne le soit pas en quelques secondes. La quantité réduite sera moindre, mais elle existera néanmoins sur la couche sensible.

L’application du sulfate de fer n’est pas nécessaire, et l’exposition prolongée du papier au rayon rouge prismatique (1486) fait paraître l’image.

Quoi qu’il en soit, la réduction de l’azotate d’argent dans les procédés humides est nécessaire pour produire une image vigoureuse.

Aussi, dans les procédés sur papier sec (1101) et sur verre collodionné, on ajoute ordinairement une certaine quantité d’azotate à la solution révélatrice d’acide gallique (721) ou pyrogallique (1239).

700. — FORMATION DES IMAGES dans les Miroirs courbes. (Opt.).

701. — FORMATION THÉORIQUE DES RLANCS dans les Epreuves positives directes sur Collodion. [Phot.]. V. 1413.

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