GLACES DOUBLES
extrêmement fin. Quelque fin, cependant, qu’il soit, il est encore beaucoup trop grossier pour la mise au point des épreuves microscopiques (948). On est obligé de remplacer le dépoli de la glace par un peu de poussière d’ailes de papillons, rendue adhérente à une glace lisse par l’humidité projetée de l’haleine.
§ 10. Pour terminer les différents usages des glaces dépolies, disons que le dessous des calibres (954), pour le découpage des épreuves, est dépoli grossièrement, de manière à adhérer un peu au papier.
729. — GLACES DOUBLES pour conserver le Collodion sensible : (Berry, 1853). (Phot.). V. 332.
§ 1. Pour garder longtemps le collodion sensibilisé sur la glace, sans qu’il perde sa sensibilité, on collodionne comme à l’ordinaire, mais on laisse presque entièrement sécher la couche avant de la plonger dans le bain d’argent.
Il est plus commode, pour les manipulations ultérieures, que le bain d’argent soit mis dans une cuvette verticale (451). Quand la couche de collodion est sensibilisée, retirez la glace du bain, mettez contre son bord inférieur le bord d’une seconde glace de même dimension et parfaitement nettoyée, et enfoncez-les graduellement dans le bain : quand elles sont submergées, laissez-les s’approcher face à face.
Sortez-les alors ensemble et mettez-les dans le châssis. Les couches ainsi préservées peuvent se garder parfaitement bonnes 10 heures au moins.
§ 2. Quand la vue a été prise, prenez la double glace à plat sur une table.
Introduisez la lame d’un canif dans un coin, et les glaces se sépareront graduellement. On peut copier ainsi des objets très-faiblement éclairés , des intérieurs , par exemple , et prendre des vues sans soleil.