‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 516 sur 570 · GRAVURE DIAPHANE · texte numérisé non relu

GRAVURE DIAPHANE

748. — GRAVURE DIAPHANE : (Salières et Beüviêres, Berry, HarviLE et Pont, 1847, 18o3). {Phot.)

§ 1 . Ce procédé n’emprunte que sa seconde partie à la photographie, mais n’en est pas moins un très-ingénieux emploi de procédés analogues. Nous sommes étonnés que l’on ne voie pas plus souvent des applications plus nombreuses de ces dessins éclos sous la main même des artistes. Probablement la maniabilité du vernis, de l’enduit, laisse à désirer.

§ 2. Préparez une glace comme pour une épreuve sur collodion, exposez-la un moment au soleil, puis la plongez dans une dissolution de protosulfate de fer (1230), où vous la laissez quelques secondes. Vous obtenez ainsi un ton noir uniforme par transparence qui, vu autrement, présente une teinte blanchâtre et laiteuse.

Fixez cette teinte avec une solution d’hyposulfite de soude (790) et passez à la gomme (737).

§ 3. La glace étant parfaitement sèche, on trace son dessin sur la couche avec un crayon ordinaire, et Ton grave les traits dans le collodion au moyen d’un burin ou d’une aiguille emmanchée.

Le dessinateur peut voir à chaque instant, avec un transparent noir, l’effet que présentera son dessin dans le sens où il sera reproduit.

§ 4. 11 ne reste plus qu’à tirer cette épreuve sur papier positif par les procédés ordinaires (1419).

Le tirage peut se faire à l’infini. On a commencé à opérer sur plaque de verre couverte d’une couche opaque d’encre de Chine sur laquelle on traçait des images très-fines qui se reproduisaient facilement par les procédés de tirage photographiques.

§ 5. Ce fut un perfectionnement de remplacer la surface noire par une surface blanche qui rappelle le papier, et permet, en mettant un fond noir sous la glace, de voir les traits se détacher comme les donnera le tirage.

L’acide pyrogallique (1239) est quelquefois préférable au sulfate de fer, il donne plus d’opacité à la couche.

On peut encore noircir une feuille de verre au moyen d’un rouleau d’imprimeur lithographe chargé de noir dur, saupoudrer cette couche d’une poudre d’argent réduit, étendu avec les barbes d’une plume. Si l’on place le verre ainsi préparé sur un drap noir, on obtient l’effet de la glace collodionnée, on a, de plus, l'avantage de pouvoir varier l’intensité de la couche aux endroits utiles.

§ 6. On peut encore prendre une lame de corne bien transparente et mince, et la dépolir à la pierre ponce (1198); puis, la plaçant sur un fond noir, esquisser au pinceau imprégné d’eau gommée. Cette eau rend la corne transparente et laisse paraître le fond.

Elle forme des ombres bien tranchées; les demi-teintes et les grandes lumières se font avec du blanc.

On met la lame de corne sur un papier positif, le côté peint en des-

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