‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 518 sur 570 · GRAVURE ÉLECTRO^CHIMIQUE · texte numérisé non relu

GRAVURE ÉLECTRO^CHIMIQUE

H. La durée de ropération;

E. La solution à employer.

1® Il faut que les électrodes soient de plus petite dimension que les plaques génératrices;

2® Une paire de couples donne le degré d'intensité le plus efficace pour ce travail;

3® Il paraît convenable de rapprocher les électrodes autant que possible, de manière à produire une uniformité d'action sur toute la plaque ;

4® Quant à la durée de l'opération, l’expérieiice seule peut guider ; elle varie avec la combinaison voltaïque employée. En général, elle ne doit pas excéder 33";

5® L’acide chlorhydrique, plus ou moins dilué, est, après plusieurs expériences, considéré comme la meilleure solution à employer.

§ 2. Description de Vappareil. Sur un bâti en bois, muni de deux rainures placées à 5 millimètres de distance, on glisse la plaque à graver et une plaque de platine (1180) de même dimension. On recouvre le dos et les bords de la plaque daguerrienne avec une solution de gomme-laque (738). On la gratte sur un des bords pour bien établir le courant. On met ensuite ce bâti ainsi garni dans une cuve de verre ou de porcelaine remplie des deux mesures d'acide chlorhydrique et d'eau distillée, et on met les bords de la plaque en contact avec les deux fils provenant d’un couple (1162) de la batterie à acide nitrique ; elle y reste pendant 30".

§ 3. La plaque est alors enlevée de l’acide et rincée à l’eau distillée; elle présente un dessin couleur terre de Sienne. Quand le dépôt qui s’est formé à sa surface est enlevé avec du coton très-mou et de l’ammoniaque (91) faible, on lave à l’eau distillée et on sèche avec soin.

L’épreuve que donne cette plaque est positive.

749 bis, — GRAVURE ÉLECTRO-CHIMIQUE : (G. de Vincentzi et L. Dumont, 1855). {Grav.)

§ 1 . Ces deux auteurs se sont occupés presque simultanément de procédés de gravure galvanique sur zinc, consistant à faire ou à reporter sur ce métal un dessin à l’encre grasse, produit sur une substance quelconque. Le dessin fini, le zinc est préparé à la noix de galle et à la gomme, comme d’habitude, puis le dessin encré au rouleau. On saupoudre alors d’un mélange de résine (1285), de bitume de Judée (167) et de poix de Bourgogne. Ce vernis doit avoir pour qualités de ne pas altérer le dessin, d’adhérer fortement à la plaque, et de résister aux agents chimiques.

§ 2. Après avoir débarrassé la surface du zinc de la poudre non adhérente, on chauffe légèrement pour fondre et inÔler à l’encre lithographique la portion de poudre retenue, destinée à former vernis.

§ 3. Lorsque le vernis est refroidi, on met la planche de zinc en

GRAVURE HÉLIOGRAPHIQUE.

communication avec une planche de cuivre de la même grandeur, à la distance de 0“.005. Après quoi on les plonge toutes deux dans une dissolution de sulfate de cuivre (1368) marquant 15°. On forme ainsi un couple galvanique, et l’acide sulfurique, produit par la décomposition du sulfate de cuivre, dissout toutes les parties du zinc restées à nu; en 4' à 10', la morsure peut être faite.

§ 4. Il est très-important de remarquer qu’une grande partie de ce procédé, légèrement modifiée, est applicable à la gravure héliographique sur zinc.

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