GRAVURE HÉLIOGRAPHIQUE AU TAMPON
Si l’on a déposé du cuivre ou de l’argent^ on mord avec l’acide sulfurique (1380) le zinc, le fer ou l’acier.
Si l’on a déposé de l’or, on emploie l’acide nitrique (1002) sur les plaques de cuivre, d’argent ou d’acier.
§ 5 . On peut creuser également la planche en la suspendant, comme anode, dans une dissolution neutre d’un sel soluble du métal qui la forme ou d’un autre métal de même nature.
§ 6. Une épreuve d’une planche héliographique déjà gravée ou d’une photolithographie (1152) sur pierre ou sur zinc, tirée à l’encre grasse sur une planche de métal, peut être soumise au traitement cidessus, et donner une figure gravée en creux ou en relief.
753. — GRAVURE HÉLIOGRÂPHIQUE au tampon : (Niepce de Saint- Victor et Lemaître).
§ 1 . Les premiers travaux de Joseph-Nicéphore Niepce, sur la gravure héliographique, datent de 1813.
.En 1822, il obtenait, sur étain ou sur verre, des copies fidèles de gravures, à l’aide d’un vernis bitumineux, composé de bitume de Judée (167) dissous dans l’essence de lavande (642), et appliqué sur une plaque au moyen d’un tampon de peau. Cette plaque était ensuite soumise à l’action de la lumière, qui y laissait une empreinte invisible qu’il fallait dégager pour la faire apparaître. Niepce y parvint au moyen d’un dissolvant composé d’une partie en volume d’huile essentielle de lavande sur 10 parties d’huile de pétrole (965). Ce dissolvant servait à enlever les parties de vernis qui n’avaient pas été influencées, c’est-à-dire qui correspondaient aux noirs de la gravure, tout en respectant les points solarisés.
§ 2. En 1824, Niepce parvint définitivement à fixer, sur des plaques préparées, les images de la chambre noire : la pose était fort longue, mais le problème était résolu.
11 abandonna l’étain pour le cuivre, puis enfin, celui-ci pour le doublé d’argent.
Les procédés de Nicéphore Niepce sont fondés sur l’action chimique exercée sur certaines substances par la lumière, qui est absorbée en quelque sorte, se combine avec elles et leur communique de nouvelles propriétés. Cet agent mystérieux augmente la consistance de quelquesunes, les solidifie même, et les rend plus ou moins insolubles, suivant la durée et l’intensité de son action.
§ 3. Les procédés dont nous avons parlé plus haut et qui étaient employés par Nicéphore Niepce, ont été modifiés par son neveu Niepce de Saint-Victor et un graveur, Lemaître. Ces procédés ont reçu entre leurs mains une nouvelle application.
L’acier sur lequel on doit opérer ayant été dégraissé avec du blanc de craie (428), Lemaître verse, sur la surface polie, de l’eau dans laquelle il a ajouté un peu d’acide chlorhydrique (254), dans les proportions d’une partie pour 20 d’eau; c’est ce qui se pratique pour la