GRENETINE. {Chim.). V
762. — GRENU DES ÉPREUVES NÉGATIVES sur Papier. [Phot.). V. 128 — 834, § 3 — 1064, § 4 — 1315, §5.
§ 1 . Les épreuves négatives sur papier présentent quelquefois un grenu qui se traduit sur l’épreuve positive par un pointillé très-désagréable. Ce défaut ne pro\ient pas toujours du papier, car aucune épreuve n’en serait exempte; il provient d’une suite de cristallisations dont l’explication suivante semble rendre compte.
Si l’on emploie un papier ciré ioduré (1064) dans une solution de nitrate d’argent (983), il se forme, dans la texture du papier, un iodure d’argent (837) qui lui donne la propriété de s’impressionner à la lumière; mais si on ne lave pas l’épreuve, il restera évidemment un excès de nitrate d’argent en présence de l’iodure. En'se concentrant par l’évaporation, ce nitrate dissout l’iodure , et forme avec lui .un iodo-nitrate (830) insoluble dans l’eau et cristallisé; alors que Facide gallique (721) agira sur ces cristallisations microscopiques, il se réduira par mille places et produira une variété de grenu.
§ 2. L’épreuve négative sur papier présentera donc un poivré général, chaque fois que le lavage du papier sensibilisé aura été imparfait.
§ 3. Cepomé peut encore provenir de l’argent réduit qui s’interpose entre les fibres du papier, lorsqu’on le désaggrège par le bain d’acide gallique chauffé.
Ou bien du même argent réduit, qui se dépose à la surface des inégalités qu’offre toujours le papier ciré qui est mécaniquement pénétré par les liquides. On peut remédier à cet inconvénient en enduisant le papier ciré d’albumine.
§ 4. En somme, la cause du grenu du papier négatif ciré est encore fort obscure. 11 est hors de doute qu’elle est complexe.
Certaine cire lui donne naissance par places, mais, en général, nous croyons que cet accident ^dent d’un défaut de lavage.