GUTTA-PERCHA
Ainsi préparée, la gutta est très-molle et se soude facilement; elle acquiert une grande solidité par le refroidissement.
§ 2. La gutta épurée est d’une couleur rousse-brune; elle est mauvais conducteur de l’électricité et de la chaleur.
De 0° à + 25°, elle est très-tenace et souple; mais sa flexibilité diminue à mesure que la température s’abaisse.
§3. Dissoute dans l’essence de térébenthine décantée, précipitée par l’alcool (68) et desséchée à -j- 100°, la gutta-percha, dans sa composition de carbone et d’hydrogène, se rapproche beaucoup du caoutchouc C= 87,8 :H = 12,2.
La gutta est soluble dans l’éther (657), qui la dépose sous forme de poudre blanche sans 'liaison. (V. 448.)
§ 4. Elle n’est pas attaquée par les solutions alcalines (66), même caustiques et concentrées. L’ammoniaque (91), les diverses solutions salines, l’eau chargée d’acide carbonique (211), les différents acides végétaux et minéraux étendus n’ont aucune action sur elle.
L’acide sulfurique (1380), à un équivalent d’eau, la colore en brun de plus en plus foncé, et, à la longue, la rend cassante.
L’acide azotique (1002) monohydraté l’attaque très- vivement. Il y a effervescence et dégagement abondant de vapeurs d’acide hypoazotique.
La matière se désagrège, se colore en rouge-orangé-brun, devient pâteuse, se solidifie par degrés et reste friable.
§ 5. L’alcool (68), l’éther (657) anhydre à froid n’en dissolvent qu’une partie. Il en est de même de la benzine (152) et de l’essence de térébenthine (644) ; mais, à chaud, ces deux derniers liquides la dissolvent presque en totalité.
§ 6. L’analyse donne de la gutta-percha la composition suivante :
Gutta pure 78 à 82
Cristalbane 16 à 14
Fluavïle 6 à 4