APPAREIL POUR FAIRE LES ÉPREUVES
teraient une netteté suffisante ; il faut aussi recourir à un appareil spécial, c^est le microscope (934).
§ 2. Pour obtenir les épreuves microscopiques transparentes par la photographie, on commence par faire, de Tohjet à reproduire, un négatif (967) sur collodion ou sur albumine de grandeur 1/4 (1011, § 5), parfaitement pur et plutôt homogène de ton que trop heurté. Puis on se sert, pour le reproduire micrographiquement, de Tappareil suivant.
§ 3. Une planchette longue et fendue en son milieu porte deux petites chambres noires (fig. 10), l'une C ordinaire, Tautre AB à soufflet D, et d"un très-long tirage. On place la partie A de cet appareil en face d"une fenêtre, en la soulevant au moyen d'un objet quelconque.
Si le soleil donne sur cette fenêtre, il faut interposer un verre dépoli sur le trajet des rayons.
La partie A (fig. 10 et 11) porte un châssis négatif ordinaire, dans lequel on place le négatif à reproduire, et où on le maintient immobile au moyen de petits ressorts obliques (fig. 11) pendant que le volet est ouvert; cette partie de la chambre à soufflet porte une vis de pression fixant la queue dans la position d’écartement déterminée par le foyer du microscope.
§ 4. La partie B est elle-même mobile et retenue fixe par une vis de pression placée sous la planchette. Elle porte en O’ un tube de cuivre dans lequel entre à frottement très-libre la monture du microscope fixe monté sur la chambre C (934).
§ 5. Cette chambre C porte en arrière de ce microscope un châssis particulier sur lequel nous reviendrons, et qui forme les figures 12 et 13, et dont on voit la trappe ouverte (fig. 13).
En arrière de ce châssis se place, au moment seulement de mettre au point, le microscope viseur O que l’on retire ensuite pour placer dans le châssis la surface sensible.
§ 6. En renversant la marche de la lumière dans l’apçareil, on en fait un mégagraphe (921). 11 suffit d’enlever la planchette portant le microscope viseur O et ce microscope, de mettre des objets microscopiques à la place des glaces sensibles dans le châssis (fig. 1 3) de la chambre C, et d’éclairer ces objets, au moyen d’un petit miroir sur pied mis sur la planchette de l’appareil. L’image est alors mise au point avec un châssis à verre dépoli, et reproduite au moyen d’un châssis négatif qui remplace à volonté en A (fig. 10) le châssis à ressort de cette figure.
§ 7. Revenons à notre châssis particulier que contient la boîte C.
11 se compose des mêmes parties que les châssis négatifs ordinaires (fig. 13). En a est le volet ouvert. Il est vu dans cette figure par l’endroit où entre l’objectif du microscope viseur. La porte*6 s’ouvre au moyen de charnières en bas, et laisse voir en dedans une glace polie de la grandeur du châssis, percée d’un trou à son centre de 3 cent, de diamètre, que l’on distingue (fig. 13) en regardant le châssis par dedans.