‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 8 sur 570 · ABERRATION DE SPHÉRICITÉ. (OpU). V · texte numérisé non relu

ABERRATION DE SPHÉRICITÉ. (OpU). V

§ 1. L’étude des phénomènes optiques et la théorie des foyers et des images dans les miroirs sphériques (942), ont fait reconnaître deux sortes d’aberrations, savoir : l’aberration de sphéricité, et ral)eiTation de réfrangibilité (î); elles ont pour résultat, l’une et l’autre, de rendre confuse l’image d’un objet vu par réfraction (1265) ou par réflexion (1264); elles ont donc lieu lorsque les rayons de lumière, après leur passage à travers divers milieux, ou leur réflexion sur certaines surfaces courbes, ne viennent pas concourir au même point.

§ 2. L’aberration de sphéricité dépend de la dimension de la courbe sur laquelle viennent se réfléchir les rayons lumineux ou à travers la substance de laquelle ils se réfractent, et l’aberration de réfrangibilité dépend de la nature même de ces rayons.

§ 3. Supposons une calotte sphérique, formant un miroir sphérique (942) concave ; il est évident que V ouverture de ce miroir sera mesurée par Yangle des deux rayons menés du centre de la sphère dont il fait partie, à ses bords opposés.

§ 4. Nous nommerons axe (121) la ligne qui joindra le centre de cette sphère au centre de la calotte, c’est-à-dire au point milieu de la corde qui la sous-tend. Si un point lumineux est placé sur cet axe, les rayons émis par lui vers le miroir seront réfléchis et viendront se réunir en un ou plusieurs points de ce même axe. Si maintenant, on établit les relations mathématiques naturelles entre : le rayon émis, le rayon réfléchi , le rayon de courbure de la calotte, et les distances auxquelles ces dilférents rayons viennent se couper sur l’axe, pourvu toutefois qu’on ait supposé des angles ne dépassant pas 3® ou 4®, et assez petits, par conséquent, pour qu’on puisse les confondre avec leurs tangentes; on trouvera pour le champ d’un miroir sans aberration de sphéricité, 8® à 10® au plus.

ACCÉLÉRATION DE l'aLEIIMTNE.

§ 5. Dans ce cas, tous les rayons viennent se réunir en un point unique qui prend le nom de foyer (704). Mais cette relation cesse d'être vraie pour une ouverture plus grande.

La distance à la surface réfléchissante du ^oint où mennent aboutir les rayons réfléchis, varie alors avec les angles d'émission, et il n'y a que les rayons qui traversent une même circonférence concentrique à l'axe, qui aboutissent à un même point de cet axe. Ceux qui passent par une plus grande circonférence, se réunissent à un point de l'axe -plus voisin de la surface; ceux qui passent par une plus petite, convergent en un point plus éloigné.

Or^ cette surface pouvant être considérée comme composée d'un nombre infini de circonférences inégales juxtaposées, il se formera sur l'axe un foyer allongé, d'où résulte une multitude d'images de grandeurs inégales de l'objet observé.

' Ce phénomène est ce qu'on nomme en physique, Y Aberration de sphéricité.

§ 6. La lumière blanche est composée d'un assemblage de rayons hétérogènes de diverses couleurs (42t).

La réfrangibilité (1266) de ces rayons étant inégale, lorsqu’ils traversent un verre lenticulaire, ils forment sur l’axe autant de foyers qu’il y a de couleurs. Les images ainsi produites sont plus ou moins superposées et bordées de franges irisées formées par les portions d’images colorées qui dépassent les autres.

§ 7. L'aberration se produit en longueur et eu largeur.

Les rayons les moins réfrangibles vont se réunir plus loin que les autres, et forment Y Aberration en longueur.

§ 8. Les plus grands recouvrent en partie ceux dont la lumière est la plus vive, et les entourent non-seulement d'un nuage, mais d'une sorte de couronne diversement colorée qui forme Y Aberration en largeur.

‘3. — ACCÉLÉRATION DE L'ALBUMINE négative. (PAoL).V. 936— 1021.

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