APPUI-TÊTE. {Phot
‘ § 1 . Il faut que l’appui-tête ne se devine jamais derrière la pose générale du modèle, qui ne doit pas le sentir, et encore moins en être gêné.
Cette recommandation est d’autant plus importante quand il s’agit d’un portrait debout, qu’il est rare d’en obtenir un très-bon, parce que la majeure partie des modèles comprennent difficilement le mouvement à donner à cette attitude. En outre, les appuis actuellement en usage sont trop incomplets pour répondre aux besoins de ce genre de pose.
§ 2. 11 reste emcoro à trouver un insirument qui, à une rigidité
APPÜI-TÉTE.
assez grande^ joigne? sans une trop grande complication, un nombre suffisant d'articulations pour se dérober à la vue en suivant les contours du modèle.
§ 3. La seule idée qui nous semble complète, serait un appui à deux branches en bas, articulées en suivant exactement le genou et la hanche; se réunissant alors par un boulon glissant dans une tige plate à rainure permettant un mouvement vertical. Celte tige porterait un appui pour la tête, un pour la taille et un pour chaque bras; supports qui ne s’adapteraient qu’à volonté, et pour les poses difficiles des groupes.
' Le malheur est, qu’avec les supports auxiliaires des bras, tout l’ensemble fléchit ; il faudrait i’aj)puyer à un mur par un étai à hauteur des reins^ et l’on perd alors la facilité de varier et les mouvements et les effets de lumière, suivant l’heure du jour, en déplaçant le modèle.
§ 4. M. Relandin, suivant un ordre d’idée tout-à-fait semblable au nôtre, a construit, en métal, un appui-tête qui répond à presque tous nos désirs^ sauf la mobilité. Il se compose d’une poupée en cuivre dans laquelle pénètre à frottement une noix tournant sur elle-même, et pouvant être fixée solidement par une vis de pression, en un point quelconque de la circonférence qu’elle décrit. Cette noix, percée d’un trou horizontal, permet l’entrée d’une tige munie d’un côté d’un croissant articulé, qu’on arrête dans toutes les positions, et qui sert à appuyer la tête. La poupée et ses accessoires sont supportés par deux pieds triangulaires formés chacun d’une règle en fonte comme base, et de deux tringles principales, creuses, dans lesquelles pénètrent les quatre tringles supérieures.
Au sommet des liges creuses se trouvent des boîtes à vis de pression qui permettent d’élever ou d’abaisser les tringles supérieures et de les arrêter dans toutes les positions. Les tiges antérieures sont fixéps à la base sur des règles en fonte par deux boulons à clavettes, qui permettent le mouvement de charnière de gauche à droite, et de droite à gauche, dans un plan parallèle au plancher. Les tiges postérieures sont également reliées aux règles en fonte par des boulons à. clavettes fixés sur des plates-formes tournantes, dont le mouvement est horizontal.
Deux tiges supplémentaires, fixées d’un côté aux boîtes à vis de pression par une charnière, s’articulent aussi aux règles de fonte au moyen de boulons à clavettes; elles servent à étayer le système dans le sens opposé à celui où doit s’exercer la pression.
§ 5. Tout ce système glisse horizontalement sur deux coulisseaux de fer fixés au plancher; on peut ainsi arrêter les tiges à quel écartement que l’on désire et dérober les supports derrière les jambes d’une personne qui pose debout.
Cet appareil prend en élévation 2“.20, il est très-raide, s’allonge, se raccourcit, se porte à droite, en avant, en arrière sans eflbrt, et se fixe dans chacune de ces positions.
APPUI-TÊTE
§ 6. La figure 15 offre en A et B/ deux modèles différents des appuitêtes en métal. Le plus grand A est composé d"une tige entrant dans un fourreau R porté sur un triangle et rendu plus rigide par un support oblique. Une vis de pression fixée à l’extrémité supérieure du fourreau, arrête le mouvement de la tige A intérieure.
Cette tige est articulée en E pour se prêter aux poses obliques; cette articulation porte une vis de pression. La tête A est traversée par l’appui-tête lui-même qu’une vis à bouton permet de fixer. Au-dessous de E, sur une bague à vis, est placé l’appui-reins. Ce pied est solide, d’un maniement facile; mais il offre l’inconvénient liu triangle horizontal servant de base, qu’il est difficile de dissimuler derrière un homme debout ; pour les femmes, dans cette position, il est caché par les robes, et sert très-utilement.
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§ 7. Le système B ne diffère du précédent que par la gaine qui est remplacée par une bague à trois pieds. La partie inférieure Q de la tige pleine est terminée par un poids de fonte qui donne de la stabilité au système et facilite la descente de la tige B, qui porte un appmtête F et un appui-reins plus bas.
Cet appui-tête est moins bon que le précédent, parce qu'il est encore plus difficile à dissimuler.
§ 8. L'appui O est en bois, il se compose d'une boîte carrée munie de sa vis de pression en haut et fixée solidement à un socle en bois lourd S. Cette gaine est fixée près d'un des petits côtés du rectangle de la base, disposition qui s'oppose au renversement de l'appareil en reculant le point d'appui sur le sol. Dans cette boîte joue à mouvement libre une tige carrée percée à son extrémité supérieure pour laisser passer la tige de l'appui-tête qu'une vis de pression y arrête.
Léger, simple et solide, cet appui n'offre sur le dernier en fer que des avantages comme prix et coinme maniement. On peut faire la tige verticale courte, et, dans ce cas, il s'applique commodéfnent aux poses de petits enfants debout. On peut même les faire monter sur le socle en le faisant suffisamment grand et le couvrant d'un tapis.
§ 9. L'appui-tête C'se fixe au dossier d'nne chaise ou d'un fauteuil. 11 est en bois et articulé, on le fait également en cuivre. C'est un des plus commodes et des plus répandus. Une s'adapte malheureusement qu'aux poses assises.
11 se fixe aux dossiers des sièges en G par deux planchettes formant étau, serré par une ou deux vis à oreilles.
§ dO. Dans les ateliers spécialement destinés à la pose, il faut prendre un parti plus décisif. Le meilleur est de faire percer le plancher et le tapis qui le recouvre, de trous disposés en quinconces. Dans ces trous se vissent un ou plusieurs appui-têtes semblables à AR, moins la platine triangulaire en bas.
Au moyen de cette disposition , le pied de l'appui-tête est facilement dissimulé dans toutes les positions. Nous ne pouvons cependant pas dire que ce système n'offre pas souvent des difficultés d'installation, et même des désagréments comme usage, mais enfin, c'est encore le meilleur. - .
§11. Lorsqu'on possède une colonne, une balustrade et les meubles usuels des ateliers, il est bon d'y fixer à demeure, en de nombreuses places, des bagues en cuivre à vis de pression, pouvant recevoir des tiges rondes en cuivre, articulées et portant un appui-tête.
On varie l'usage de cet appareil de mille façons.
§ 12. 11 est utile, pour les poses d'enfants, de faire construire un appui-tête spécial, dont les branches minces et longues sont plus courbes et arrivent, par un mouvement de compas, par embrasser amplement les deux côtés de la tête sous les cheveux. ,
On réussit souvent, par ce moyen, à faire rester tranquilles les pe-